248 HISTOIRE
ne s’imposait la condition de rendre à la grande retenue le mômevolume, qu’on aurait soustrait du Canal et pris sur les réserves.
En satisfaisant à cette condition , on sera le maître dedétourner du Canal, passé l’écluse de Saint-Rocli, et d’employerà des usages particuliers , durant les mois de floréal, prairial etmessidor, et pendant les vingt premiers jours de thermidor,une quantité d’eau égale à celle qu’exige l’augmentation dedépense, occasionnée par le Canal de Narbonne dans les annéesles plus défavorables, et qui s’ajoute à la consommation annuelleordinaire du versant oriental.
Cette quantité, que nous avons calculée dans le paragrapheprécédent, et qui se monte à 713664 mètres cubes, équivautà 162 canons cl’eau de 34 litres par minute chacun (1).
Tel est le débit continuel qu’on peut enlever journellement auCanal,, passé l’écluse de Saint-Rocli, en s’imposant la conditionde fournir à la retenue de Fonserane un débit presqu’égal dansles mois de floréal, prairial, messidor et thermidor. Le mêmedébit ne pourrait avoir lieu en amont de l’écluse de Sainl-Rocli, sans compromettre le service de la navigation ou celuides moulins ; tout autre débit plus considérable ne pourraitavoir lieu constamment en aval, sans produire le même incon-vénient.
A 7 oia. Ayant déjà indiqué dans le cours de ce chajn’lre la méthode jjuqjoseepar M. Prony, pour le jaugeage des eaux courantes , je pense qu’on verra ici avecintérêt les formules suivantes que ce savant a bien voulu me communiquer.
(j) On verra dans le chapitre vu, pourquoi nous avons considéré le débitcontinuel de 04 litres par minute , désigné sous le nom de canon d’eau.