HISTOIRE
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les bois sur pied et les broussailles, affluent avec une grandevitesse et en plus grande quanti Lé dans le lit des rivières, etaugmentent l’effet des inondations. Cette circonstance avait étévivement sentie en Italie , en 1748 , à l’occasion d’une crue dela Brenta. Une pluie de dix heures dans les montagnes où cetterivière prend sa source, occasionna les ravages les plus affreux,et entraîna la chute du pont de Bassano , construit par le célèbrePalladio. On reconnut alors que cette inondation aurait étébeaucoup moindre , si l’on eût apporté plus de soin à la con--servation des forêts qui couvraient ces montagnes.
Il résulte en outre de ces défrichemens , que les eaux despluies, au lieu de glisser sur les pentes des vallées, sans presquese charger de matières étrangères, parce qu’elles sont ordinai-rement couvertes de pelouses si utiles comme pâturages, pénè-trent plus facilement les tei’res cultivées , les ravinent et enamènent une grande quantité dans les lits des rivières , où ellesforment des atterrissemens qui sont la cause de tous les cliange-mens qu’éprouvent ces cours d’eau naturels.
Les canaux de navigation se ressentent des mêmes inconvé-niens ; les rivières, les ruisseaux et les eaux provenant desécoulemens des terres cultivées , étant reçus dans les ouvragesd’art, par les cales et par les ravines, donnent de nos joursdes dépôts en jdus grande quantité qu’ils ne faisaient aupa-ravant
La puissance de l’homme est parvenue à modifier les paysneufs, les terres couvertes de bois , de lacs, de torrens et defleuves ; mais en resserrant le domaine des forêts et des grandsvégétaux, en contenant les torrens et les rivières, elle a dimi-nué l’humidité de l’air et le froid de l’atmosphère. Bientôt unepopulation devenue trop nombreuse, a coupé les bois et défrichéle terrain , pour pouvoir fournir à sa subsistance journalière et