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Tome I.
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DU CANAL DU MIDI , 270

Les eaux sont supérieures aux terres , ou bien elles leur sontinférieures : clans le premier cas, l’étang , le glacier , les mon-tagnes couvertes de neige , les inondations d’un fleuve commele Nil , deviennent des prises cl’eau; ou, si l’on est obligé dese servir cl’une eau courante, on obtient une prise cl’eau, commedans les canaux navigables , au moyen d’une chaussée de déri-vation. Si les eaux sont inférieures au faîte des terrains, on lesy porte, en faisant usage des diverses espèces de machines,dontla propriété est d’élever un fluide au-dessus de son niveau.

A défaut des eaux de sources, qu’on met en mouvement avecdes machines , ou de l’eau qu’on dérive d’une rivière ou d’unruisseau, les Indiens recueillent les eaux de pluies dans de très-longs réservoirs ajqjelés tcmks , et les distribuent ensuite dansleurs rizièi'es. Les réservoirs ne sont pas seulement destinés à cetusage; car, outre le poisson qu’ils y entretiennent , les sobrescultivateurs plantent dans le fond de ces étangs le nymphœalotus , dont les grosses racines leur fournissent une portionconsidérable de subsistance.

Les eaux sont reçues dans un Canal alimentaire, fermé d’unépanchoir à son extrémité. La position de ce Canal est subor-donnée à la direction de la pente générale du terrain que l’onveut arroser : il doit régner le long du faite de ce terrain ; et ilest le plus avantageusement placé , lorsque ce faîte se trouveêtre ce! ui de deux pentes opposées. Les eaux devant abreuverle terrain et non y séjourner, il est évident qu’il faut un canalde décharge pour en recevoir l’excédent ; ce canal sera placédans la partie inférieure au canal alimentaire et à l’extrémitédu plan de pente générale : dans la Basse-Egypte , le lac Men-zaleli reçoit le déversement des rizières qui sont alimentées pardes eaux dérivées du Nil .

Pour pouvoir répandre les eaux sur un champ ou une prairie,

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