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Tome I.
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2 7 4 HISTOIRE

de manière à recouvrir toute leur surface , on divise le terrainpar des sillons, qui vont aboutir au canal de décharge , et 11’ontaucune communication avec le canal alimentaire. Les adoscompris entre deux sillons, portent à leur partie supérieure,une rigole , ou tranchée d’irrigation , qui communique avec lecanal alimentaire , et n’est point ouverte du côté du canal dedécharge,

La rigole, ou tranchée d’irrigation, est bordée des deux côtésde petites digues, dans lesquelles sont percées des ouverturesqu’on appelle bondes , comparables pour la forme à celle d’untronc de cône à bases verticales, coupé, suivant son axe, par unplan horizontal. La nécessité de répandre les eaux en surface ,fait que la grande base des bondes est du côté du terrain , quel’on doit soumettre à l’irrigation. Les grande et petite bases sontévasées en forme de trompe.

Le canal alimentaire a, de distance en distance, des barragesformés de vannes à demeure , de vannes à main , et de mottesde terre, ou gazons, qui servent à retenir les eaux, les faireregonfler, les porter dans les rigoles, et de-là les répandre sur lesterres disposées pour les recevoir.

Le Canal de décharge étant placé dans une partie opposéeau canal alimentaire, on voit, d’après la disjDOsition ci-dessus,qu’entre deux tranchées d’irrigation , il existe, dans un planinférieur, un canal d’écoulement, qui porte dans le canal dedécharge les eaux excédentes au besoin des terres.

Les rigoles vont en se rétrécissant, à mesure qu’elles s’éloignentdu canal alimentaire, parce que le volume d’eau qu’elles reçoi-vent à leur origine, va lui-même en diminuant.

Les fossés d’écoulement au contraire s’élargissent, à mesurequ’ils s’approchent du canal de décharge, parce que le volumedes eaux qui s’y rassemblent,devient de plus en plus considérable.