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coupe la récolte. Dès qu’elle est enlevée , on introduit l’eau denouveau sur le terrain, et on l’y laisse pendant trois ou quatresemaines, ou jusqu’à ce que la terre ait assez de couvert, pourse défendre de l’ardeur du soleil : aloi’s une seconde moisson estbientôt prête pour la faulx. Après qu’elle est faite , on laisseencore entrer l’eau dans la prairie, et elle y reste jusqu’à cequ’on en ait besoin pour le pâturage. Ce n’est que quelquesjours auparavant, qu’on l’en retire, afin de donner à la terre letemps de se raffermir assez, pour ne pouvoir être endommagéeparles pieds des bestiaux (1).
On conçoit que la quantité d’eau qu’il convient de donner àun terrain , et l’époque à laquelle il faut l’administrer , dépen-dent de la qualité de ce terrain, des diverses cultures, de latempérature de l’atmosplière, de la nature des vents régnans ,de l’époque où se trouve la végétation , etc. Relativement à cedernier objet, dans le Haut-Languedoc, par exemple , le maïs,ou bled de Turquie , exige, pour une bonne récolte, des pluiesdu premier au 1 5 de juillet : si elles n’arrivaient point, on pour-rait y suppléer par l’irrigation. Quoiqu’on ait quelques donnéessur les progrès de l’imbibition dans diverses qualités de terrains,l’expérience est le seul guide que l’on puisse suivre avec unpeu de sécurité.
D’après des expériences faites en Piémont par le P. Deregi ,il est résulté qu’en répandant des quantités égales d’eau, dans lemême temps, sur une prairie sablonneuse et sur un champ , lessurfaces couvertes par les eaux ont été comme les nombres29 et 24. Nous rapporterons bientôt des expériences plusprécises sur le même objet , et qui sont indispensables pour
(1) Communications of M. Slricflands to the Board of Agriculture, vol. ni,png. i65.