Band 
Tome I.
Seite
278
JPEG-Download
 

2 7 8 HISTOIRE

déterminer les dépenses d’eau, qu’une certaine étendue de ter-rain , dont la qualité est connue, doit occasionner.

Dans tous les cas, la déclivité du terrain ne peut être unobstacle aux grandes irrigations, parce qu’il sera toujours facilede diviser une surface donnée en compartimens que l’on cer-nera de levées en terre, plus ou moins considérables; on prati-quera, dans les levées parallèles au Canal alimentaire, des ouver-tures, fermées d’épanclioirs à demeure ou d’épanclioirs à main.L’étendue de la surface et la qualité des terres étant connues ,et les progrès de l’imbibition de ces terres, déterminés par l’ex-périence, il sera aisé d’en déduire la quantité d’eau que l’ondoit laisser écouler , et le temps qu’elle doit rester dans chaquecompartiment : en un mot, on imitera en petit ce que les Egyp-tiens avaient exécuté en grand, et suivent encore pour l’irri-gation de leur territoire.

En traitant, dans les premiers chapitres de cet ouvrage, duCanal de Languedoc comme Canal de navigation , nous avonssuffisamment indiqué ce qui étai t relatif à l’ar t de dériver leseaux, de les conduire à travers des terrains qui présentent beau-coup d’obstacles, et de les répartir avec exactitude, objets quitrouvent tous leur application dans les canaux d’irrigation.Nous venons de rechercher ce qu’il convient de faire pour lemeilleur emploi de ces eaux : il nous reste à traiter le problèmedes canaux d’irrigation dans toute sa généralité , en consi-dérant le Canal de Languedoc sous ce dernier point de vue.Nous aurons encore recours, pour cet objet important, à unMémoire manuscrit de feu l’ingénieur Lespinasse, le même quinous a fourni des données précieuses pour le dessèchement del’étang de Marseillette : ces deux Mémoires sont remarquablespar l’ordre, la clarté, la méthode et l’esprit de recherches, quicaractérisent les divers travaux de cet habile ingénieur.