Band 
Tome I.
Seite
281
JPEG-Download
 

DU CANAL DU MIDI . 281

placerait à trois décimètres un quart au-dessous de la surfacesupérieure de l’eau dans le Canal alimentaire ;

La distance des centres serait égale au rayon de la grandebase :

Toutes ces déterminations auraient pour but d’éviter la cor-rection relative à la contraction de la veine fluide, et de rap-procher , autant que possible , le débit théorique du débiteffectif.

Les eaux surabondantes du Canal, durant les mois de ven-tôse et de germinal , suffiraient aux irrigations , sans qu’on futobligé, pendant ce temps, de toucher à la provision de Lampyou de l’étang de MarseilleLte. Ces deux provisions seraient ména-gées pour les mois suivans, et dureraient jusqu’au 20 ther-midor, époque du chômage.

Lespinasse conclut de-là,que la provision de Lampy, rendueà Naui'ouse , et diminuée dans le trajet d’environ sa dixièmepartie, équivaudrait à un débit continu d’au moins 65 o canonsd’eau qu’on employerait à l’irrigation; tandis que l’étang de Mar-seillette, api’ès avoir l’établi le même volume dans les partiesinféi’ieures du Canal , fournirait, calcul modéré , 53 jo canonspour le même objet ; total, 4000 canons qui l’apporteraienti 5 francs chacun , et produiraient une rente annuelle de60,000 francs.

Nous pensons que les 63 o canons d’eau comptés par Lespi-nasse pour l’irrigation des terres, entre la Garonne et la prise deFresquel, 11e pourraient être à la fois soustraits du Canal, sansnuire au service de la navigation ou des moulins, et qu’ilfaudrait se contenter d’en prendre i 32 , entre l’écluse de Saint-Roch et celle de Fresquel.

En admettant cette réduction, basée sur les principes que nousavons établis dans le chapitre V, et supposant 5370 canons pour

36