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Tome I.
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HISTOIRE

une grande profondeur, mais friables , reçoivent, par semaine,une hauteur d’eau de 26 millimètres. Enfin , au village deMassaguel, qui se trouve à douze kilomètres de Castres , à 24 deConques et à 96 de Millas, l’irrigation se fait sur des prairies,dont le sol consiste en une couche de terre végétale médiocre-ment grasse , de la hauteur de i 3 à 16 centimètres , au-dessousde laquelle est un banc très-épais de terre argileuse ; et la quan-tité d’eau employée est de 20 millimètres.

Lespinasse estime le droit d’irrigation à raison de 12 francspar an et par hectare; mais il faut observer que les rigoles, quipartent du Canal alimentaire, doivent être faites et entretenuesà la charge des particuliers , et qu’on se réserve la faculté d’éta-blir , s’il y a lieu, sur ces rigoles , des moulins et autres usines.Les entrepreneurs du Canal de Provence qui se chargent de faireles principales rigoles , ont évalué le droit d’irrigation à20 francs, prix moyen.

On prendrait pour module ou canon d’eau, le débit continude 34 litres par minute, capable, comme on voit par le pre-mier résultat cité, d’arroser cinq quarts d’hectare : la concessionde ce volume se ferait moyennant une redevance annuelle de1 5 francs.

Pour prévenir les difficultés qui pourraient naître au sujetdu débit des prises d’eau, il conviendrait d’obliger les particu-liers à donner à ces prises la forme d’un cône tronqué à basescirculaires et verticales , dont on réglerait la position et lesdimensions de la manière suivante :

La grande base serait à l’entrée de l’eau; la petite à la sortie:on ferait les bases dans le rapport de huit à cinq ; la petite secalculerait théoriquement par la connaissance de son débit enune seconde.

On établirait la ligne des centres horizontalement, et on la