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Tome premier.
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De t Astronomie Phénicienne. 87

du vin, des laines , des bois de construction , de For , del’argent, de l’étain ( Strabon, Liv. III. Mêla , Liv. II. c k. 6.

Pline , Liv. III. ). Les côtes de Tarsis furent long-temps leNon plus*ultrìi ; de-là vient que dans l’Ecriture , les grandsvaisseaux & les flottes destinés aux voyages de long cours ,étoient appellés les vaijseaux de Tarsts , ( Pst. xlvii. 8.

Isaïe, 11. 16. ) ; mais enfin ils passerent le détroit de Gibral-tar , & allerent jufqu’à Gadir, aujourd’hui Cadix. D’un au-tre côté . ils établirent leur commerce fur les côtes d’Afri-que & d’Asie , par le golfe Arabique, qu’on nommoit dès-lors Mer Iduméenne , ou Mer Rouge , parce que les Idu-méens, qui en étoient voisins, tiroient leur nom & leur ori-gine d ’Lfaii, qui a porté le surnom d ’Edom ou Rouge : il yavoit des ports dans la Mer Rouge où les Phéniciens avoientla liberté du commerce.

/ L 9 t). Ce furent les pilotes d’Hiram, roi de Tyr, quienviron 1000 ans avant j. C. ôt lorsque les Grecs étoientencore novices dans la navigation, l’enfeignerent aux Hé-breux. Salomon , devenu, par les conquêtes de son pcre ,maître de l’Idumée & du fond de la Mer Rouge , sentit,

( comme ont toujours fait les plus grands Politiques ) la né-cessité d une marine ; c’étoit le seul moyen de bannir la fai-néantise de ses Etats & d’y amener l’opulence. II établit lesports d’Elath & d’Esiongaber fur la Mer Rouge : les Hé- Navigationbreux & les Tyriens aboient de compagnie enOphir,qui desJuisi *est aujourd’hui la côte de Sofala ; ils en rapportoient del'or, de l’argent, de l’yvoire & des animaux singuliers : ilsallerent ensuite à Tarsis en Espagne, & ils employoienttrois ans à faire ce voyage; car on fçait qu’ils firent le tour del’Afrique vers l’an 6 1 o avant J. C. (Herod. L. IV. n. 42.) &doublèrent le Cap de Bonne-Efpérance, qui fut ensuite ou-blié pendant 2000 ans. ( Voy. le IIP. Liv. des Rois, ch.y.èC1 o. le IR. Livre des Paralip. ch 6. òC 8. le Specl. de la i\at.

Lom. IV. p. 343. M. Goguet, Tom. V.p. 265. C’est ainsique les premieres connoiífances de l’Astronomie surent lespremieres sources du commerce & de l’industrie des nations,de l’activité , de la perfection , de la science, de la Philoso-phie , &: par conséquent du bonheur de l’humanité,