Constellationscitées dans Ho-mttre,
Thaïes enseigné.l’Astronomie auxGrecs,
Z8 ASTRONOMIE, Liv. II.
ASTRONOMIE DES GRECS.
2 0 0. Quelque médiocre que fut l’Astronomie desEgyptiens, 6bo ans avant J. C. cependant les Grecs en sça-voient beaucoup moins queux : personne dans la Grècen’avoit songé à observer les mouvemens célestes, ôc leursAuteurs en conviennent.
Homere ne parle que de quelques constellations, tellesque les Pleïades , les Hyades , le Bouvier , l’Ourse ou leCharriot, & Orion. Ulysse s’en servoit pour conduire sonvaisseau, ( Odyjs.V. 271.). Hésiode qui vivoit 800 ans avantJ. C. rapporte au lever & au coucher héliaque de quelquesconstellations les travaux annuels de la campagne ; ce quifait voir qu alors les laboureurs n ayant point de calendrier,se servoient des astres pour régler les différens ouvrages•de l'agriculture, & que les Poëtes en parloient à leur imi-tation : Hésiode cite les Pleïades, Aròìurus , Syrius, Orion,les Hyades : il dit, par exemple , que le coucher des Pleïa-des arrive le matin au temps de l’équinoxe d’automne ;mais, comme le remarque Platon dans son Epam 'uiondas ,« de semblables connoissances ne suffisoient pas pour for--0 mer des Astronomes ; il auroit fallu , dit ce grand Philo-*> sophe , connoître les huit orbes célestes, sçavoir com-*> ment celles des sept planètes étoient placées fous le hui-» tieme ciel, & dans quel ordre elles étoient parcourues...-» Toutes ces connoissances font difficiles à acquérir, il faut*> s’y être préparé dès l’enfance par des études convenables-» & par un travail assidu. »
2 0 1. Les Grecs n’avoient encore aucune Astronomie pla-nétaire, environ 5 50 ansav. J. C. Diogenes deLaërce(T./.)nous apprend que Thaïes fut le premier des Grecs qui déten-mina la course du soleil d’un solstice à l’autre, & le comparaavec l’orbite de la lune. Thale’s le Milésien, l’un des septSages de la Grèce, voyagea en Egypte étant déja avancéen âge , & revint à Milet où il s’occupa de l’étude des Ma-thématiques ôt des causes naturelles : il instruisoit les au-tres avec plaisir & avec soin. Plutarque parle assez au long
de sa