Philolaiis,
Nicetas.
Preuves dumouvementdiurne de laTerre.
342 ASTRONOMIE, Liv. V.dTtalie appellés Pythagoriciens , plaçoient le feu au milieude l’univers , & mettoient la terre au nombre des planètesqui tournoient autour du soleil comme çentre commun.
742. Diogenes de Laërce dans la vie de Philolaiis, ditque les uns lui attríbuoient la premiere idée du mouvementde la terre , 8t que les autres l’attribuoient à Icetas : Phi-lolaiis avoir été disciple de Pythagore , ôc vivoit environ450 ans avant J. C. d’abord à Métaponte, ensuite à Hé-raclée, ( Plut. de genio Socratis ). II fut le premier desPythagoriciens qui écrivit fur la Physique, ôc Platon fit unfi grand cas de ses Ouvrages , qu’il les acheta dix mille de-niers * des héritiers de Philolaiis , ( Diog. de Laer. dans laVie de Platon Aulugelle , III. 17. ) Platon adopta fur lafin de fa vie le sentiment de Philolaiis fur le mouvementde la terre, ( Plut. in Numa , Quasi. Platonicœ , qu. 7. )( 2op ).
743. Des autorités fi respectables donnerent de laconfiance à Copernic , & lui firent admettre d’abord lemouvement diurne , ou le mouvement de rotation de laterre fur son axe ; ce simple mouvement retranchent de laPhysique des millions demouvemens;la simplicité de cettehypothèse suffisoit pour la rendre vraisemblable, & c’estune véritable démonstration pour celui qui veut s’affranchirdes préjugés.
744. En effet, quand on voit cette concavité immensede tout le ciel remplie d’une multitude d’étoiles qui fonttoutes à des distances prodigieuses de nous , des planètesqui ont chacune leur mouvement propre, des comètesqui font de temps à autres parmi elles ; quand on réfléchità la petitesse de la terre, en comparaison de toutes ces énor-mes distances, il devient impossible de concevoir que toutcela puisse tourner à la fois d’un mouvement commun, ré-gulier & constant en 24 heures de temps, autour d’un atometel que la terre ; on ne peut fe figurer quelle forte de liai?son commune pourroit déterminer tous ces corps à íemouvoir ensemble, sur-tout quand leurs autres mouvemens
* La drachme Attique à laquelle répond le denier Romain., valait environfols de notre nionnoye, suivant quelques Auteurs,