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Tome premier.
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343
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JDu Sj'Jïéme de Copernic. 343

particuliers font voir que d’ailleurs il n y a entre eux aucuneconnexion.

745". Les Anciens étoient obligés de supposer des sphè-res solides ôc transparentes comme le crystal, où ils en-chássoient tous les astres, ôc ils saisoient tourner ces calotes -sphériques les unes dans les autres ; mais depuis qu on a vûles planètes se rapprocher visiblement de nous , ôc s’enéloigner ensuite ; depuis qu on a vû des comètes descendrevers la terre , ôc remonter loin de nous, les cieux solidesfont une absurdité démontrée ; il devient donc égalementabsurde de supposer que le ciel entier puisse tourner tousles jours ôc tout dune piéce , tandis qu’il est composé detant de milliers de pièces détachées , à moins qu'o n n’y ap-plique des intelligences conductrices, ( Riccioli, Almag.

II. 289. ), qui feront occupées fans cesse à empêcher l'essetdes loix du mouvement que le Créateur a établies.

74 A- Le P. Riccioli, ( Almag. T. I.p. 31.) n'opposerien à tout cela, si ce n’est les passages de l’Ecriture-Sainte,où il est dit que le soleil se leve ôc se couche ; nous verronsbientôt qu'il n’y a rien dans cette façon de parler qui nesoit facile à expliquer ( 77 j ). Le même Auteur , ( T. II. Argumentp. 4.09. SC fuiv. ), propose ensuite 77 argumens contre le àuvemen^ ^mouvement de la terre : ceux qu’il regarde comme les plusfrappans, se réduisent tous à celui de Ptolémée, ( Almag.

Lib. /. ), que Buchanan a exprimé dans les vers suivans :

Ipfz etiam volucres tranantes aëra leniRemigio alarum , celeri vertigine cœliAbreptas gemerent sylvas, nidofque tenellâCum sobole , & carâ forfan cum conjuge 5 nec seAuderet zephiro íòlus committere turtur. Sahara , L. 1 .

« Un oiseau qui est en l’air verroit la terre fuir fous ses» pieds, il verroit son nid ôc ses petits entraînés par le mou-» vement diurne de la terre vers l’orient, ôc n’oseroit jamais« s éloigner de la surface de la terre par la crainte de perdre» sa demeure ».

747. Copernic , ( Liv. I. ch. 8. ), Kepler , ( Epit. I. Réponses.p. 134. ), y ont dé j a répondu ; il est impossible que des