39 o
ASTRONOMIE. Li v.
plus éloignée du soleil que la terre, n’employât que cínHfois plus de temps à tourner autour du soleil, les pointsM &c R ( Fig. 6 o. ) se confondroient, & les planètes se-roient stationaires dans le tems de leur conjonction infé-rieure , ou de leur opposition au soleil ; mais suivant la fa-meuse loi de Kepler, qui sera expliquée dans le Livre sui-vant ( 892 ), le rapport des temps périodiques est toujoursplus grand que celui des distances , une planète cinq foisplus éloignée du soleil, emploie à faire sa révolution douzesois plus de temps ou environ ; ainsi le point M tomberatoujours au-dedans du cercle intérieur RN, & le point Mde la station fera toujours différent du point R , qui est ce-lui de la sizigie.
8 3 5 • Les planètes supérieures font par rapport à laterre , comme la terre par rapport aux planètes inférieures,dont nous avons parlé jusqu’ici ; quand la terre paroît sta-tionaire pour une des trois planètes, Mars, Jupiter ouSaturne , cette planète est stationaire pour nous , puisqueles rayons visuels EG , DF ( Fig. 59. ), font communs auxdeux planètes , ou aux deux Observateurs qui font suppo-sés se considérer réciproquement. Ainsi le pointJlationairese détermine par une même construction pour les planètessupérieures, en supposant que EN ( Fig. 60. ) , est l’or-bite de la terre, & 6s celle de la planète supérieure.
Lorsque la terre vue du centre de Jupiter, paroît enconjonction inférieure avec le soleil , & qu’elle est rétro-grade ( 828 ), Jupiter est pour nous en opposition , & nepeut manquer de paroître auífi rétrograde ; en effet, uneplanète est directe pour nous lorsque notre mouvementconspire avec le sien pour la faire paroître aller du mêmesens où elle va réellement ; elle paroît rétrograde quand cesmouvemens se contrarient, de maniéré que la planète pa-roisse aller dans un autre sens que celui où elle va : or, quandFig. ;8. la planète inférieure M allant de M en R ( Fig. 58. ), pa-roît rétrograde, la terre T qui va aussi de T en C, mais pluslentement, reste en arriéré par rapport à la planète M ,& dès lors elle lui paroît retourner fur ses pas , au lieud aller par un mouvement direct ; c’est ainsi que la planète
Station desPlanètes supéxieures.
Fig. 5?.
Fig. 6o.