Circonsfanceheureuse pourKepler,
Ouvrage deKepler , deStella Munis,
Tìg. 64.
418 ASTRONOMIE;, Liv. VI.
sur lesquelles Tycho avoir déja beaucoup travaillé, ( Ke-pler , de Stella Martis, p. 3 . ).
870. Une heureuse circonstance fit alors la destinée deKepler ; Tycho-Brahé , & Longomontanus qui demeuroitavec lui, s’occupoient des Observations de Mars, & dres-soient une Table de ses oppositions moyennes depuis1680 ; cette planète étoit la plus propre de toutes à fairepénétrer ce grand homme dans les secrets de la Physiquecéleste , ôt elle se présenta la premiere à lui comme parhasard ; il y apperçut des difficultés, il s’attacha à les vain-cre , & c’est-là i’époque où il faut remonter pour connoître.l’origine de notre Physique céleste.
87 1 • Tycho avoir formé une hypothèse qui représen-toit, à quelques minutes près , toutes les Observations deMars, au moyen d’u n excentrique ; Kepler sçavoit déja quel’excentrique pouvoits’accorder, à cinq minutes près, avecles Observations , & malgré cela Thypothèse lui paroisioitpeu vraisemblable ; il s’occupa à discuter ces Observationspour en tirer , s’il étoit políìble , quelque chose de plusexact : ce fut alors que commencerent les recherches quise trouvent détaillées dans son grand Ouvrage intitulé ,Afironomia nova AiTtoAoyyiros ,Jèu Phyjlca cœlejlis , tra-dita tommentariis de motibus Stella Aíartis , ex Objer -vationibus C. Z' 7 '. Tvchonis-Brahe ; P r aga, I 609. ìn-fòLJe vais donner un extrait de cet Ouvrage célébré, mais unAstronome doit le lire en entier: parmi les superfluités , leslongueurs , les tentatives inutiles qui y font détaillées , ony volt une marche si lumineuse & des étincelles si brillan-tes , qu on y trouve la plus grande satisfaction.
872. Le premier pas qu’il falloir faire dans cette car-rière , étoit de trouver les distances de la terre au soleil en:divers temps de Tannée , c’est-à-dire, de trouver Texcentri-cité A C, ( Fig. 64. ) de Torbite terrestre, & la position despoints A , B & C , parce que toutes les autres détermina-tions dévoient être fondées fur celle de Torbite terrestre.Les Anciens avoient toujours cru, & Tycho-Brahé lui-mê-me le croyoit, que pour Torbite du soleil le centre étoit le