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Kepler prouveque l’or'oite deMars est ovale.
Et ensuite quec’eít une ellipse.
Réflexions furla marche deKepler.
426 ASTRONOMIE, Liv. VI.
Les vraies distances de Mars au soleil étoier.t donc pluscourtes que les distances calculées dans l’hypothèse cir-culaire, & cela d’autant plus quelles approchcientdes cô-tés G ôc K de la figure. Celaprouvoit donc nécessairementque l’orbite étoit applatie , ou rentrante pa; les côtés ,c’est-à-dire, ovale , d’où suivoit évidemment la. conclusionfameuse que Kepler en tira, ( chap. 44. pag. 213. ). Itaqueplané hoc efl , orbita planetœ non ejl circulus fied ingre-dieris ad latera utraque paulatim ; iterumquc ad circuitamplitudinem in perigeo exiens , cujufmodi figurant iti-neris ovalern appelluant.
8 8 7* Cette ovalité de l’orbite de Mars fit conclure àKepler que cette orbite étoit une véritable ellipse ; car l’el-lipse est de toutes les courbes allongées , ou ovales , la plussimple, & celle qui se présente la premiere ; cela fut confir-mé par l’examen des lieux de Mars observés dans toutesses positions , qui se trouvèrent d’accord aussi bien que sesdistances, avec les calculs faits dans l’ellipse ordinaire. Cetteconclusion que Kepler étendit ensuite à toutes les planètesdans ses Tables Rudolphines, s’est trouvée également véri-fiée; elle s’est trouvée dans la fuite être une conséquence né-cessaire de l’attratsion universelle, (Voyez L. XXII. ); ensorte qu’il a été reconnu pour régie générale , que les fixplanètes principales decrivent des ellipses dont le foyerefl au centre du soleil.
8 8 8 - Le reste du Livre de Kepler est employé à confir-mer cette découverte par d’autres Observations & par d’au-tres genres de preuves ; à expliquer par des raisonnemensphysiques la cause, de cette ovalité, & à chercher lesmoyens de calculer l’équation dans une ellipse dont onconnoîtroit l’anomalie moyenne. Nous ne íùivrons pasl’Auteur dans ces différentes tentatives, où l’on voit cepen-dant briller le génie & Fimagination de F Auteur , mais ilnous suffit d’avoir montré la route par laquelle il étoit ar-rivé à cette belle découverte.
8 89 - On a dû remarquer avec quelle sagacité Kepleravoit sc u diviser les questions pour les résoudre chacuneséparément. & choisir dans le nombre prodigieux d’Ob-