Méthode deKepler.
462 ASTRONOMIE, Liv. VI.
doit être parcourue d’un mouvement plus rapide 6c en
bien moins de temps.
9 47. Ainsi les points A & P des deux absides font lesseuls qui étant diamétralement opposés , fassent aussi deuxintervalles de temps égaux ; on fera donc assuré de connoî-tre le lieu de l’aphélie , si l’on trouve deux longitudes quiétant diamétralement opposées comme A Ôt P , répondentaussi à des temps éloignés d’une demi-révolution , c’est-à-dire , de la moitié du temps qu’il faut à la planète pour re-venir à son abside, & il suffira de chercher dans le nombredes observations d’une planète , les deux qui satisferont àla fois à cette double condition.
948- Cette maniéré de déterminer le lieu de l’aphélied’une planète fut employée pour la premiere fois par Ke-pler dans le XLII e . Chapitre de son Livre fameux de StellaMartisy pag. 208, où il s’exprime en ces termes : Perpendeitaque quòd Jl Mars à punclo apogai eundo dimidiumtemporis rejlitutorii insumat t Jine hujus temporis omriinòconfectis 180 gradibus y Jlt Juturus in punclo perigœi. A tJl j ain hoc Jpatium temporis aujpicetur uno die pojlquamin apagœo fuit, incipiet igitur curfumà 16' 13" ab apo-gao , Jìnietque in 180 0 38 ' 2." y itaque dimidio temporisplus dimidio itirieris curretper 11/ 49" .' contrarium Jl dieuno ante apogœum inciperet. M. I’Abbé de la Caille aemployé cette méthode dans fa Théorie du Soleil, ( Mém .Acad. xq^i.pag. l 39. SC 1 lSl'P a g- 121. ). II l’avoit d’a-bord imaginée de lui-même ; il annonça ensuite qu’il l’avoittrouvée très-bien expliquée dans le Livre de M. Manfredide Gnomone meridiano tíononienfl , imprimé en 1736”:& depuis ce témps-là je l’ai retrouvée moi-même dans Ke-pler, où l’on rencontre en général une grande partie desbelles idées qui ont été mises en œuvre par ceux qui l'on tsuivi ; cependant il faut convenir que cette méthode est stnaturelle , & découle si naturellement de la loi du mouve-ment elliptique, qu’il n’est pas surprenant que trois person-nes l'aient imaginée séparément.
949- Exemple. Le lieu du soleil observé au Cap deBonne-Espérance par M. de la Caille le 29 Juin 1751 , à