4 <?8. ASTRONOMIE, Lit. VI,
Tobservation, d’autre différence que celle de l’époque desmoyens mouvemens, puisque le lieu de l’aphélie n induspoint dans le calcul des longitudes prises vers les moyennesdistances : s’il n’y a d’autre erreur que cellede Tépoque, ellefera égale dans les deux observations , car nous supposonsle moyen mouvement exactement connu ; ainsi l’erreur desTables étant trouvée égale à y & à 9- d’anomalie , ce feraune preuve que l’équation du centre est exacte , mais queTerreur des deux calculs vient uniquement de Tépoque dela longitude qui est mal établie.
Si l’équation du centre est aussi défectueuse, Terreur seraen plus ôc moins, parce qu’à y d’anomalie l’équation ducentre se retranche de la longitude moyenne pour avoirla véritable , mais à 9° elle s’ajoûte ; ainsi dans l’une desdeux observations Terreur de l’équation du centre augmen-tera celle de l’époque , & dans Tautre observation elle ladiminuera ; par ce moyen Terreur totale sera plus grandedans une observation que dans Tautre , & cela du doublede Terreur qu’il y a eu dans Téquation du centre.
Si, par exemple , Terreur de Tépoque est — , c’est-à-
dire, qu’il y ait dans Tépoque des Tables 5 minutes de trop,& que Terreur de la plus grande équation soit — 2' , alorsces deux erreurs s’accumuleront à 9 S d’anomalie moyenne,parce que Téquation y est additive, en forte qu’on auraajouté 2' de trop, à raison de Téquation qui est trop grande,& j' de trop , à raison de Tépoque qui est trop avancée ; lalongitude calculée aura donc 7' de trop. Au contraire vers3 S d’anomalie on n’aura que 3' de trop , Terreur des Ta-bles ne fera que de T, parce que Téquation qui est tropgrande de 2' , étant soustractive, dans ce cas-là on aura ôté2' de trop ; & Tépoque ayant 5' de plus qu’il ne faut, il nerestera que T d’erreur.
La différence entre ces deux erreurs des Tables 7' & 3'estdonc 4/, St cette différence partagée en deux parties don-nera 2', erreur de Téquation du centre ; en général, je supposeque Ton ait deux longitudes vraies observées, & réduites ausoleil dans les moyennes distances d’une planète ; qu’on aitcalculé pour les mêmes instans les deux longitudes hélio-