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Tome premier.
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514
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514 ASTRONOMIE, L i v. VI.

sinus étoient l’un ôc l’autre très-petits ôc croissoient e'gale-ment ); ainsi la petite augmentation qu’éprouve la latituded’un degré à l’autre fera aussi proportionnelle au cosinus del’argument de latitude ; ôc comme l’on observe la positiondu nœud par le moyen de la latitude avec d’autant plus deprécision que la latitude augmente alors plus rapidement,l’avantage ou la précision que l’on trouve à déterminer lelieu du nœud par le moyen de la latitude, est aussi propor-tionnel au cosinus de l’argument de latitude; ainsi à 6 o° dunœud l’avantage est réduit à la moitié, tandis qu’à 30° il n’yavoit de perdu que les ou le demi-quart de l’avantagequ’o n avoit eu dans le nœud.

I O 3 9. A l’égard de l’avantage qu’on trouve à détermi-ner l’inclinaison par le moyen dune latitude observée, il estproportionnel au sinus même de la distance au nœud, parceque la latitude observée suit le même rapport ; si dune lati-tude d’un degré l’on veut conclure une inclinaison qui estde deux, comme cela arrive quand on a observé à 3 o degrésdu nœud, on s’expo se dans îe résultat à une erreur doublede celle de l’observation même, c’est-à-dire, qu’on n’a quela moitié de l’avantage qu’on devroit se procurer. Aussi dansles différentes déterminations que je rapporterai bien-tôtdes inclinaisons planétaires ; j’aurai toujours foin de marquerla distance au nœud pour faire juger du degré de précisiondont elles seront susceptibles.

1040. J’ai dit que plus la latitude augmentoit rapide-ment , plus il y avoit de précision ôc d’avantage à détermi-ner le lieu du nœud par son moyen; l’on peut s’en assurerpar le même raisonnement qui a servi à prouver que l’équi-noxe se déterminoit avec plus d’exactitude quand la décli-naison du soleil augmentoit avec vitesse; ( 586 ).

1041. Dans le choix des oppositions que l’on prendpour déterminer l’inclinaison dune planète supérieure, onchoisit celles des moyennes distances plûtot que celles quifont faites dans l’aphélie ôc le périhélie, parce que le rap-port des moyennes distances des planètes entr’elles, étantmieux connu que celui des distances aphélies ôc périhéliesqui supposent de plus la connoissance des excentricités, on