Des Inégalités de la Lune.
la théorie de f Attraction , mais c’est un fait qui méritoitd’être remarqué.
I i 3 ^. Des trois inégalités de la lune découvertes Kepler entr-avant le temps de Kepler , les deux dernieres avoient un V01t . ^ «use derapport trop visible avec le soleil, pour que ce génie actifôc pénétrant n en cherchât pas la cause physique. La lune,disoit-il, est mise en mouvement par deux forces, sçavoir,une qualité qui émane de la terre , 6c qui entraîne la luneautour d’elle , 6c une autre force qui provient des rayonssolaires ; en forte que quand la lune a fait p o deg. depuis faconjonction jufqu’à fa quadrature , il y en a 88 qui pro-viennent de la force de la terre , 6c deux qui viennent dela lumière du soleil, ( Epit. Ajli\ Coper.p. yys, y64, 780.).
Les idées physiques de ce grand homme furent le préam-bule de l’explication encore plus satisfaisante que f Attrac-tion nous donna ensuite de toutes ces inégalités , ( VoyezLivre XXII. ), 6c cette même Attraction a fait reconnoî-tre une multitude d’autres inégalités , dont nous parleronsaprès avoir expliqué FEquation annuelle , la quatrième 6cla derniere de celles qui furent apperçues par les seulesobservations.
I I 3 6 ' L’Equation annuelle de la lune qui est Equationd’environ 1 |, est la derniere de celles que les observa- annuelle *
rions feules avoient fait découvrir ; elle est indiquée parTycho dans fa Théorie de la Lune ; Kepler la reconnutaussi ; mais Horox fut le premier qui la fixa exactement :
M. Halley donnant à la fuite de son Catalogue des EtoilesAustrales, publié en 167.9, quelques réflexions fur la théo-rie de la lune , remarqua quelle paroifsoit aller plus vîtequand le soleil étoit plus éloigné , que lorfqu’il étoit plusproche de la terre ; il fixa alors cette équation à la neuviè-me partie de celle du soleil, c’est-à-dire , à 13' environ.
1137* M. Newton reconnut aussi que cette équationsuivoit de sa théorie ; en effet la pésanteur de la lune vers laterre étant diminuée par l’attraction du soleil, le sera encoreplus quand le soleil sera plus proche de la terre ; l’orbite dela lune se dilatera davantage, la lune étant retenue dans sonorbite par une moindre force ; 6c le temps de la révolution
C C c c iij