D es inégalités de la Parallaxe. 66 j
casion du diamètre de la lune ,(1189), ont lieu de mêmedans la parallaxe ; mais elles font plus grandes dans le rap-port de 11 à 6 ( 1347 )
Après qu’on eut observé les changemens du diamètrede la lune, il fut aisé de reconnoître ceux de la parallaxe ;mais Ptolémée & les Anciens qui faifoient tourner la lunedans un excentrique ou dans un épicycle, avoient déjapensé quelle devoir être plus ou moins éloignée de nous,& avoient établi une inégalité dans la parallaxe. Tous lesAuteurs qui ont suivi, ont distingué la parallaxe de l’apogéede celle du périgée.
1343. Mais ce ne fut que vers 1 666, que M. Picardcommença à reconnoître qu’il y avoir deux autres inégalitéssensibles dans le diamètre apparent de la lune, & par con-séquent dans fa parallaxe. Ces inégalités répondent à l’évec-tion (11 ■2.6), & à la variation (1x32), & l’on sent assezque l’attraction du soleil, en changeant la vitesse de la luneautour de la terre, ne peut manquer de changer aussi fadistance , comme le calcul de l’attraction l’a fait voir : ainsila valeur de ces inégalités a été déterminée par Inobserva-tion & par la théorie.
I 3 44. M. Clairaut employé dans fes Tables de la Pa-rallaxe 10 équations ,( Mém. Acad. 1732, Conrioijs. desM o ay. célejl. 1763 ), les principales font contenues dansla formule suivante , o ùy exprime l’anomalie moyenne dela lune, & e, la distance moyenne de la lune au soleil,57' 3 "• — 3 1 5", 5 cos.j' -+- 10", 3 cos. 29^-4-28", 1 cos.2 t — 34", cos. (2 t — y). La constante 37' 3" est celleque j'ai déterminée pour la latitude de Paris , en appliquantaux parallaxes que j’avois observées à Berlin les équationsprécédentes ; ce qui me donnoit à chaque fois la constantequ’il s’agissoit de trouver , ( Mém. Ácad. 1736" ). J’ai re-connu en même-tems que le diamètre horifontal de la lu-ne est à fa parallaxe pour Paris, comme 3o 7 est à 54/ 36",en comparant avec ces parallaxes les diamètres de la luneque j’ai observés fréquemment, avec un héliomètre de 18pieds.
Constante pous
Paris.
Rapport du dia*métré à la paral-laxe.