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Tome premier.
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673
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D u Calcul des Eclipses. 6 73

13 6" 8. Quand on a l’heure de la conjonction ôc lemouvement horaire de la lune, il faut trouver l’inclinaisonde son orbite par rapport à l’écliptique ; d’abord l’inclinai-son de l’orbite vraie, ensuite celle de l’orbite relative ; celaest nécessaire pour toutes les éclipses de lune, ôc mêmepour les éclipses de soleil quand on veut en avoir les phasespour différens Pays de la terre ( 1418 ) ; voilà pourquoi jeplace cet article au nombre des préliminaires généraux ducalcul des éclipses.

1369. Lorsqu’on calcule une conjonction de deux pla- Orbite relative,netes, ou dune planète à une étoile, un appulse ou une

éclipse, on n’a besoin que de connoître la quantité dont undes astres se rapproche de l’autre, c’est-à-dire , le mouve-ment relatif ; par exemple, dans une éclipse de soleil on de-mande avec quelle vitesse ôc dans quelle direction la lunes’approche du soleil. II suffit pour cet effet de cherchercombien la longitude d’une planète surpasse celle de l’autredans l’espace d’une heure, ôc combien une latitude excèdel’autre dans le même espace de temps ; ce n’est pas le mou-vement réel, total ôc absolu de chacune des deux planè-tes ; mais l’excès d’un des mouvemens fur Vautre qui pro-duit une conjonction ou une éclipse.

1370. On peut donc ne faire aucune attention aumouvement d’une des deux planètes, pourvu qu’on donneà Vautre la différence des deux mouvemens, c’est-à-dire,qu’en faisant mouvoir seulement une des deux on lui fassechanger de longitude ôc de latitude par rapport à Vautre,autant quelle en change réellement par la combinaisondes deux mouvemens pris ensemble ; on aura par cemoyen la conjonction apparente des deux astres, tout demême que fi Von considérois les deux mouvemens à la fois.

I 3 7 1 • Ainsi pour calculer une conjonction de deuxplanètes , on ne considéré que le mouvement relatif, c’est-a-dire, le mouvement de l’une par rapport à Vautre ôc onsuppose fixe l’une des deux ; cette supposition ne fait quesimplifier le calcul ôc ne change rien à l’état réel des cho-ses ; car si une planète avance par heure de 3 d'ôc Vautre def, il est évident quelles ne changeront que de 34/ l’une parTome /, Q Q q q