674' ASTRONOMIE, Liv. X.
rapport à l’autre, ôc elles seront à la même distance que sil’une étant fixe, l’autre n’avoit eu que 34' de mouvement.
Soit P ôc A ( Fig. 97 ) les deux planètes en conjonc-fig, 97m tions, PR — AB le mouvement horaire d une des deuxplanètes en longitude, c’est-à-dire, parallèlement à l’éclip-tique, AC le mouvement horaire de l’autre planète ; la dif-férence BC des deux mouvemens est le mouvement ho-raire relatif , puisque la premiere planète ayant avancéde la quantité P R égale AB , ôc la seconde planète de laquantité AC, elles ne diffèrent l’une de l’autre que de laquantité BC en longitude, c’est-à-dire , autant que fi l’uneétoit restée en P, & que l’autre eût parcouru seulement unarc AG égal à BC en partant du point A.
I 3 7II en est de même du mouvement en latitude ;supposons que la planète qui a eu le mouvement PR enlongitude ait eu le mouvement RD en latitude , en forteque son vrai mouvement soit PD ; supposons que l’autreplanète ait eu de même un mouvement en latitude CE enmême temps que le mouvement en longitude AC\ c’est-à-dire, que son mouvement propre ait été réellement AE,la différence des deux mouvemens horaires en latitudeRD ôc CE , ou la quantité F£ fera le mouvement horairerelatif en latitude, ou la quantité dont une planète s’éloi-gnera de l’autre en latitude ; on pourra donc supposer fixela planète P, prendre AG ôc GH à la place de B C ôc FE ,ôc supposer que la planète A a parcouru l’orbite relativeAH.
On pourra faire aussi un triangle MNO ( Fig .'98 ), dontles côtés ME/ ôc NO soient égaux aux mouvemens horai-res relatifs BC ôc FE en longitude ôc en latitude, sangleOMN Ce ra l’inclinaison de l’orbite relative, Ôc MO le mou-vement horaire sur l’orbite relative; on pourra supposerqu’une planète étant restée fixe en M 9 l’autre a décrit MO :au moyen de cette supposition on voit que les deux planè-tes différeront soit en longitude soit en latitude autant quelorsqu’on attribuoit à chacune son mouvement particulier ;tout se passera donc entr’elles ôc toutes les apparences se-ront les mêmes qu’auparavant ; la supposition de l’orbite