Parallaxe
optique*
5)15 AS T RO N O MIE, L IV. XIII.îe même plan , si elles ne font ni trop éloignées ni trop voi-sines de i’axe du mouvement ; il faut voir si quand ellesfout réunies en un seul objectif elles forment une feuleimage fans aucune duplicité ou confusion ; pour cela onregarde une petite étoile, les deux verres étant d’abordécartés , on la volt ausiì-tôt double ; mais en rapprochantles deux verres, les deux étoiles doivent fe réunir en unefeule , qui est exactement de même grandeur que chacunedes deux étoiles que l'on voyoit auparavant ; si on les ap-perçoit passer l’une à côté de l’autre fans fe toucher ou fansfe confondre parfaitement, on fera fur que les verres ontbesoin d’être un peu changés par le moyen des vis de pres-sion : on verra par diverses épreuves , s’il faut les serrer oules relâcher, les éloigner ou les rapprocher ; peut-être se-ra-t-on obligé d’ufer les verres pour pouvoir les rapprocher,l’un de l’autre, ou d’augmenter fépaisseur des lames qui lesséparent pour écarter leurs centres, ce qui feroit néces-saire si l’on avoir trouvé que les images fe croisent & se dé-bordent, en sorte que limage rendue par le verre supé-rieur, soit plus basse que celle du verre inférieur ; mais avantque de recourir à ces remèdes qui font plus difficiles, il fau-dra s’assûrer parfaitement que la duplicité d’image ne vientpas du plan dans lequel font les verres, car on pourroit lacorriger en lâchant les vis de pression, ou en éloignant dela platine un des côtés du verre, par l’épaisieur d’un papierou d’un corps encore plus mince.
I q 4 . Un des plus grands inconvéniens du micromè-tre objectif dans le télescope , est la parallaxe optique desobjets que l’on regarde. Je íùppofe que les deux images dusoleil se touchent parfaitement lorfqu’elles font au milieudu champ fur saxe même du télescope , les deux bords fequitteront lorsque le soleil s’éloignera du milieu par sonmouvement diurne ; il arrive aussi fans que le soleil changede place dans la lunette, qu’on volt les deux bords fe quit-ter par le moindre mouvement qu’aura eu l’ceil de l’Obfer-vateur ; car alors une des images s’enfonce ôt l’autre ferapproche , & on les voit séparées, parce que le rayonvisuel passe entre deux; quelquefois même il arrive que fans