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Tome second.
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Autre sectêurfuit pour M,Bradley.

Régie généraled'aberration.

ioj8 ASTRONOMIE, L i v. XVII.de l’année étoit à peu-près proportionnelle au sinus verse dela distance du soleil aux points équinoxiaux. C’étoit uneraison de penser que la cause, quelle qu’elle pût être, avoirquelque rapport avec la distance du soleil à ces points, maisM. Bradley n’avoit pas encore assez d’observations pourentreprendre de chercher l’hypothèse qui pouvoir y satis-faire ; il voulut donc suivre lui-même ces recherches.

Pour cela il eut encore recours à M. Graham ; il sit con-struire un autre secteur dont l’arc beaucoup plus grand s’é-tendoit à 6 ° ± de chaque côté du zénith , & pouvoir com-prendre non-seulement la Chevre , étoile de la premieregrandeur , mais plus de 200 étoiles du Catalogue Britanni-que , dont douze étoient assez brillantes pour pouvoir êtrevues lors même quelles passoient au méridien à midi, aulieu que celui de M. Molyneux ne pouvoir donner en toutque 7' ou8', & comprenoit par conséquenttrès-peu d’étoilesassez brillantes pour pouvoir être observées en tout temps.

11 3 ^. M. Bradley ne put donner que 12 pieds \ à sonsecteur, a cause de la situation des lieux qu’il habitoit ; maisil a toujours jugé depuis cette longueur suffisante ; car lors-que l’instrument étoit bien rectifié , on pouvoir être assuréde la distance au zénith à une demi-seconde près. M. Bra-dley demeuroit à Wansted où M. Pound, son oncle, étoitCuré ; le secteur y fut placé le 19 Août 1727. M. Bradleycommença à examiner soigneusement quelles étoient lesvariations des étoiles, suivant leur différente situation; il vitalors que la réglé qu’il avoit cru appercevoir l’année précé-dente n’avoit lieu que pour les étoiles situées près du co-lore des solstices, comme y du dragon. Ces étoiles étoientles seules qui fussent le plus au nord ou le plus au sud dansle temps des équinoxes.

11 3 < 5 - Mais une réglé plus générale qui ne pouvoitguère s lui échapper, étoit que chaque étoile paroissoit sta-tionaire ou dans son plus grand éloignement vers le nordou vers le sud lorsqu’elle passoit au zénith vers six heuresd u soir ou du matin, que toutes avançoient vers le sudlorsqu’elles passoient le matin , & vers le nord lorsqu ellespassoient le soir, êt que le plus grand écart étoit à peu-prescomme le sinus de la latitude de chacune. Enfìn, lors-