i;o4 ASTRONOMIE, Liv. XXIII.
Buache, qui représentent ordinairement les parallèles pardes cercles concentriques, les méridiens font alors des lignesdroites convergentes ôc perpendiculaires aux parallèles,c’est-à-dire , qu’on emploie le développement d’un cône,qui ferait supposé confondu avec la sphère pour le petit in-tervalle que la Carte doit occuper. C’est un développe-ment plutôt qu’une projection. On peut voir au sujet desCartes ôc des Globes, le Livre de Bion, où tous les détailsfont assez bien exposés.
315 8 «Flamstead-employa dans son Atlas-céleste (474),une autre forme de projection ; il suppose que les parallèlesà l’équateur y soient représentés par des lignes droites ôcparallèles entre elles, dont les degrés soient, ( aussi bienque dans la sphère ), proportionnels au Sinus de la distanceau pôle, les méridiens y prennent la forme de la courbe desSinus, dont Wallis parla autrefois dans son Traité de laCycloïde ; les cercles de latitudes ôc les parallèles à l’éclip-tique , y prennent en certains endroits des figures assez bi-sarres , mais on les tire facilement par le moyen des degrésd’ascension droite ôc de déclinaison, qui répondent à cha-que degré de longitude ôc de latitude. Si l’on imagine leglobe couvert de fils pliés fur les parallèles à l’équateur,qu’on y trace les constellations , ôc qu’on développe les filsfur un plan, l’on aura la projection de Flamstead , ( Hijl.Cœlefi. Proleg. p. 159. ). II y a beaucoup de Cartes Géo-graphiques où l’on s’en est servi.
Cartes réduites. 31^9. Enfin , il y a encore une autre eípece de Cartequi est essentielle à la navigation, ôc qu’on appelle Carteréduite , ou en Angleterre Carte de Mercator , dans la-quelle les méridiens font parallèles ; elle fut imaginée parEdward Wright vers l’an 1600. Voyez M. Halley, Phil.Trans. ti°. 2 19. M. Robertson, Phil. Trans. n°. 496. Traitéde Navigation de M. Bouguer, édition de M. de la Caille,page 87.
LIV. XXIV