Réductions des Observations'. \ y [p
Mais quelle que soit la hauteur solstîtiale que je veuxobserver, je sc ais par avance quelle, doit être plus petitede 12" quand je l’observerai un jour plutôt, ainsi ayantobservé cette hauteur la veille ou le lendemain du solstice,
& y ajoûtant 12", j'aurai deux observations austi bonnesque celles du jour solstitial, & qui doivent donner par-faitement le même résultat si elles sont toutes les troisbien faites.
Quoique je ne sçache paS (à une minute près, fi l’on veut)qu’elle fera la hauteur solstitiale, cela n’empêche pas queje ne sçache très-bien qu’elle fera plus petite de 12" le len-demain & la veille que le jour même du solstice ; car uneminute d’erreur sur 23 0 4 ne produira pas fur 12" uneerreur de la centieme partie d’une feule seconde , puisqu’ilfaut que l’erreur soit de part & d’autre de la quatorze cen-tieme partie du total. Réduction dí<
2184* Oest sur ce principe que M. de la Caille ré- °oyê r ™ tlons dduisoit au premier Janvier 17 5 o, toutes les observationsqu’il faisoit d’une même étoile ( Aflronomics Fundamenta1757 ) ; on réduit austi à un même instant les hauteursdu soleil observées pendant plusieurs jours aux environsdes solstices, ( Exposition du Calcul Asronomique^pag 32),
& il y a bien des cas où il importe de confirmer ainsi lemême résultat par plusieurs jours d’observations ; si les dif-férences sont considérables , on est obligé de calculer parles tables la chose qui a été observée, ôc l’erreur des tablesétant ainsi déterminée plusieurs jours de fuite, on prendun milieu entre les erreurs, pour avoir la différencemoyenne entre les tables & le ciel, déduite de plusieursobservations, & c’est celle-ci dont on fait usage ; c’est ainsiqu’on peut rendre quatre ou cinq fois moindre la petite in- Précision na-certitude qui naît de l’imperfection de nos instrumens & Invitions n ° Sde l’erreur de nos observations, au lieu d’une erreur de15 ou 10" qui est possible fur des longitudes observées pl’on peut s’astùrer de 5 ou 6 secondes