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Collection archéologique du Prince Pierre Soltykoff : horlogerie: description et iconographie des instruments horaires du XVIe siècle ; précedée d'un abrégé historique de l'horlogerie au Moyen Âge et pendant la Renaissance suivie de la bibliographie complète de l'art de mesurer le temps depuis l'antiquité jusqu'a nos jours / par Pierre Dubois
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COLLECTION ARCHÉOLOGIQUE

chez les Égyptiens, dans la Judée , à Babylone , dans la Chaldée, dans la Phé­ nicie , etc., et enfin chez les Grecs et les Latins bien avant lère chrétienne.Cet instrument, daprès la description quen donne Athénée, était, dans sonorigine, dune extrême simplicité. Il consistait en un vase dargile ou demétal, que lon emplissait deau et que lon suspendait dans une niche pra-tiquée pour cet objet. A lextrémité inférieure du vase, était un tuyau étroitd le liquide séchappait goutte à goutte et venait tomber dans un réci-pient sur lequel les heures étaient divisées. Leau, en atteignant successi-vement chacune de ces divisions, marquait ainsi les différentes parties dujour et de la nuit. Cette machine était susceptible de perfectionnements, etceux quelle reçut par les soins de Ctésibius dAlexandrie , lan 660 de Rome ,en firent un instrument nouveau. Cet habile mécanicien ajouta à la clepsydreprimitive un rouage qui, par la pesanteur de leau, marquait les heures,les jours, les mois, les signes du zodiaque, etc.

. Plutarque , dans la Vie de Dion, cite une machine hydraulique comparableà celle de Ctésibius .

Cardan mentionne une pièce fort remarquable ayant appartenu à Sapor ,roi de Perse . Elle était tout en cristal et assez spacieuse à lintérieur pourquun homme pût sy asseoir commodément. Le roi sy installait souvent lanuit pour suivre le cours des astres.

La sphère dArchimède fut encore un des instruments qui devaient êtremus par leau ou le vent, sinon par des poids, des poulies et des ressortsélastiques. On ne sait rien de positif à cet égard. Cicéron et quelques autresauteurs disent que cette sphère imitait le cours du soleil, de la lune et desplanètes connues à cette époque, cest-à-dire vers lan 620 de Rome .

Les contemporains dArchimède étaient persuadés que sa sphère nétaitpas animée par une force naturelle, mais bien par un esprit enfermé danslintérieur de la machine.

On conçoit que les instruments compliqués, du genre de ceux que nousvenons de citer, ne pouvaient pas se propager dans les contrées de lAsie ni dans celles de lEurope ; lusage des clepsydres primitives prévalutpartout.

César dit quil a vu par les horloges deau en usage en Angleterre que lesnuits étaient plus longues dans ce pays que dans les Gardes.

Les jésuites français et espagnols qui nous ont donné des détails intéres-sants sur les mœurs et les usages des Chinois, nous font connaître que, long-temps avant lincarnation du Christ, on se servait de la clepsydre pour diviser