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COLLECTION ARCHÉOLOGIQUE
chez les Égyptiens, dans la Judée , à Babylone , dans la Chaldée, dans la Phé nicie , etc., et enfin chez les Grecs et les Latins bien avant l’ère chrétienne.Cet instrument, d’après la description qu’en donne Athénée, était, dans sonorigine, d’une extrême simplicité. Il consistait en un vase d’argile ou demétal, que l’on emplissait d’eau et que l’on suspendait dans une niche pra-tiquée pour cet objet. A l’extrémité inférieure du vase, était un tuyau étroitd’où le liquide s’échappait goutte à goutte et venait tomber dans un réci-pient sur lequel les heures étaient divisées. L’eau, en atteignant successi-vement chacune de ces divisions, marquait ainsi les différentes parties dujour et de la nuit. Cette machine était susceptible de perfectionnements, etceux qu’elle reçut par les soins de Ctésibius d’Alexandrie , l’an 660 de Rome ,en firent un instrument nouveau. Cet habile mécanicien ajouta à la clepsydreprimitive un rouage qui, mû par la pesanteur de l’eau, marquait les heures,les jours, les mois, les signes du zodiaque, etc.
. Plutarque , dans la Vie de Dion, cite une machine hydraulique comparableà celle de Ctésibius .
Cardan mentionne une pièce fort remarquable ayant appartenu à Sapor ,roi de Perse . Elle était tout en cristal et assez spacieuse à l’intérieur pourqu’un homme pût s’y asseoir commodément. Le roi s’y installait souvent lanuit pour suivre le cours des astres.
La sphère d’Archimède fut encore un des instruments qui devaient êtremus par l’eau ou le vent, sinon par des poids, des poulies et des ressortsélastiques. On ne sait rien de positif à cet égard. Cicéron et quelques autresauteurs disent que cette sphère imitait le cours du soleil, de la lune et desplanètes connues à cette époque, c’est-à-dire vers l’an 620 de Rome .
Les contemporains d’Archimède étaient persuadés que sa sphère n’étaitpas animée par une force naturelle, mais bien par un esprit enfermé dansl’intérieur de la machine.
On conçoit que les instruments compliqués, du genre de ceux que nousvenons de citer, ne pouvaient pas se propager dans les contrées de l’Asie ni dans celles de l’Europe ; l’usage des clepsydres primitives prévalutpartout.
César dit qu’il a vu par les horloges d’eau en usage en Angleterre que lesnuits étaient plus longues dans ce pays que dans les Gardes.
Les jésuites français et espagnols qui nous ont donné des détails intéres-sants sur les mœurs et les usages des Chinois, nous font connaître que, long-temps avant l’incarnation du Christ, on se servait de la clepsydre pour diviser