APPENDICE
D’HORLOGERIE AU XVII e SIÈCLE
Comme nous l’avons vu dans nos premiers chapitres, les montres et lespetites horloges étaient merveilleusement belles, quant à la forme, à l’épo-que de la renaissance; mais elles laissaient beaucoup à désirer sous lerapport du mécanisme. Si, au xvn e siècle, sous le règne grandiose deLouis XIY, elles perdirent en partie leur élégance artistique, elles firent,comme nous l’avons dit, de notables progrès sous le rapport purementscientifique.
Les montres qui se fabriquèrent à cette époque eurent la forme d’uneboule aplatie. Elles étaient en or, en argent ou en cuivre. Celles enor, destinées aux personnes riches, étaient couvertes de peintures surémail, représentant des sujets bibliques empruntés aux tableaux de Léo nard de Vinci , de Pérugin , de Raphaël , d’André del Sarte , de Lesueur,de Lebrun, de Mignard, etc. Les cadrans étaient pour la pluparten émail blanc, mais on en faisait aussi quelquefois en or ou en argentgravé. Les montres en argent étaient unies ou gravées, souvent on les dé-corait de figures sculptées en relief. Quant aux montres en cuivre, ellesétaient fort épaisses et d’une rotondité presque complète. On faisait encorealors, particulièrement pour les monastères, des montres en forme decroix latine ; nous en avons vu dont les boîtes étaient en cristal de rocheuni ou taillé à facettes.
A la même époque, les horloges d’appartement subirent les mêmes mo-difications que les montres. Aux formes si riches et si élégantes de la re-naissance succédèrent des formes lourdes, mal proportionnées; les orne-