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Collection archéologique du Prince Pierre Soltykoff : horlogerie: description et iconographie des instruments horaires du XVIe siècle ; précedée d'un abrégé historique de l'horlogerie au Moyen Âge et pendant la Renaissance suivie de la bibliographie complète de l'art de mesurer le temps depuis l'antiquité jusqu'a nos jours / par Pierre Dubois
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COLLECTION ARCHÉOLOGIQUE

veinent, l’équinoxe variable se trouvera coïncider constamment avec le pointdu ciel auquel il répond; or, comme chacun sait, le midi du jour sidéral estmarqué par le passage de ce point équinoxial au méridien.

« III. Immédiatement derrière la sphère céleste se trouve le compartimentconsacré au calendrier.

« Une bande métallique, en forme d’anneau, n’ayant que 25 centimètres delargeur sur une circonférence de passé 9 mètres, porte, sur un fond doré,toutes les indications d’un calendrier' perpétuel : le mois, les quantièmes, leslettres dominicales, les noms des saints et des saintes, ainsi que les fêtesfixes. Cet anneau, qui est mobile, avance chaque jour d’une division, lepassage d’un jour à un autre s’effectuant instantanément à minuit.

« Une statue représentant Apollon se tient à la droite du calendrier enmontrant, avec une flèche qu’elle porte d’une main, le jour de l’année et lenom du saint correspondant à ce jour. Diane, sous les traits de la déesse dela nuit, est placée de l’autre côté et seulement pour servir de pendant audieu du jour.

«Le calendrier fait sa révolution en 365 ou en 366 jours, selon quel’année est commune ou bissextile, etreproduit en outre l’irrégularité connuesous le nom de bissextiles séculaires, c’est-à-dire qu’il opère de lui-même leretranchement ou la suppression de 3 jours en 400 années.

« Entre le 31 décembre et le 1 er janvier, le calendrier porte les mots decommencement de Vannée commune, lesquels mots continuent à demeurer àleur place tant que les années sont ordinaires, c’est-à-dire de 365 jours; iln’en est plus de même dans les années bissextiles : le mot de commune dis-paraît, et un nouveau jour s’intercale entre le 28 février et le 1 er mars.

« Indépendamment de ces combinaisons qui, dans l’horloge, n’ont pasde limites, en ce qu’elles seront reproduites pour un temps indéfini, lecalendrier indique aussi les fêtes mobiles, savoir : la Septuagésime, le Mer-credi des Cendres, le Dimanche de la Passion, celui des Rameaux, le Ven-dredi-saint, la fête de Pâques , celle de l’Ascension, la Pentecôte, la Trinité,la Fête-Dieu et deux des Quatre-Temps, etc. Ces fêtes variables se placentd’elles-mêmes chaque année, le 31 décembre, à minuit, aux jours auxquelselles correspondent dans la nouvelle année; ainsi fixées, elles conserventleur position jusqu’au passage de l’année suivante.

« Outre les fêtes mobiles qui dépendent du jour de Pâques , et qui, commenous le verrons, sont reproduites par le comput ecclésiastique, le calendrier