DU PRINCE SOLTYKOFF.
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terre, se trouvant alors entre ces deux astres, empêchera la lumière du soleild’arriver à notre satellite, il y aura alors une éclipse de lune : phénomènequi, dans l’horloge, est représenté par l’occultation du globe de la lune,lequel se trouve caché par un disque représentant une section du côned’ombre de la terre ; cette disparition est plus ou moins grande, suivantque l’éclipse est totale ou partielle ; elle est en outre boréale ou australe,suivant les positions de ces astres.
« Cette partie de 1 horloge indique avec toute la précision mécanique-ment possible ces phénomènes célestes qui étaient autrefois pour les peu-ples un sujet de terreur, et qui, aujourd’hui, peuvent être calculés etprédits; l’horloge fait connaître non-seulement toutes les éclipses visibles,mais aussi celles qui sont invisibles à Strasbourg ; elle fait de plus voir, parl’inspection de l’hémisphère, quelles sont les contrées où ces phénomènessont apparents.
« Comme les éclipses de soleil ne peuvent avoir lieu que dans les mo-ments des conjonctions , c’est-à-dire dans le temps de la nouvelle lune, etque les éclipses de lune n’ont lieu que dans les oppositions ou dans letemps de la pleine lune, il est facile de concevoir que notre satellite doit,outre le mouvement qu’il décrit autour de la terre, se montrer tantôtéclairé et tantôt obscur, pour nous présenter les phases, ou les différentesapparences telles qu’elles paraissent à nos yeux chaque mois lunaire.
« L’orbite parcourue par le satellite de la terre étant en outre inclinée àl’écliptique, il est encore facile de concevoir que dans son mouvementautour de la terre, la lune doit tantôt s’approcher, tantôt s’éloigner de laroute décrite eu apparence par le soleil, c’est-à-dire de l’écliptique, à l’effetde répondre à sa latitude boréale ou australe. Chacuue de ces latitudes seraindiquée dans l’horloge par la position de la lune, selon qu’elle se trou-vera placée au delà ou en deçà du soleil, selon qu’elle passera devant cetastre, dans les moments de ses nœuds.
« V. Du système qui sert à l’exposition des révolutions apparentes dusoleil et de la lune, le regard se porte naturellement sur les deux compar-timents qui l’avoisinent; celui à la gauche du spectateur sert, commel’annoncent les mots de comput ecclésiastique, à la supputation des diffé-rents éléments du temps nécessaire à régler le calendrier et principalementles fêtes de l’Église. C’est la première fois qu’on ait établi, à l’aide de com-binaisons mécaniques, un calendrier perpétuel et un comput ecclésiastique ;