DU PRINCE SOLTYKOFF.
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se reproduire dans le même ordre et aux mêmes jours que 19 années aupa-ravant. Ce cycle est encore appelé Nombre d’or , parce que, lors de sadécouverte en 432 avant l’ère chrétienne par l’Athénien Méton, les Grecsassemblés aux Jeux olympiques décidèrent que les chiffres qui l’exprimentseraient gravés en caractères d’or sur les édifices publics.
« Le cycle solaire n’est exact que pour le calendrier Julien ; en effet, il setrouvera interrompu chaque fois que l’année séculaire ne sera pas bissextile;d’une autre part le cycle lunaire est en défaut d’un jour tous les 304 ansenviron : ces irrégularités sont prévues dans l’horloge, le mécanisme ducomput renfermant toutes les modifications introduites par le calendriergrégorien et toutes les équations lunaires nécessaires à leur rectification.
« 4. L’indiction romaine est une révolution de 15 ans, qui, avec les cyclessolaire et lunaire, sert à la détermination de la grande période julienne.
« Sous le grand Constantin et sous ses successeurs on employait, dans lestribunaux et dans les'perceptions, ce cycle, de 15 ans; c’étaient des espècesd’ajournements qui commençaient au 20 septembre de l’an 312 de notreère. Ces indictions sont encore usitées dans les actes de la cour de Rome etdans ceux du sénat de Venise .
« 5. Les lettres dominicales sont celles qui, dans les calendriers perpétuels,marquent les dimanches.
« A cet effet on emploie les sept premières lettres de l’alphabet pourdésigner les jours de la semaine et successivement le dimanche; ces lettres,qui sont arrangées pour une année commune ou de 365 jours, changentchaque année en rétrogradant d’un rang; car l’année ayant un jour de plusque 52 semaines, deux années consécutives ne pourront jamais commencerpar le même jour.
«Les années bissextiles ont deux lettres dominicales, dont la pre-mière sert depuis le commencement de l’année jusqu’à la fin du mois defévrier, et dont l’autre est en fonction depuis le 1 er mars jusqu’au 31 dé-cembre.
«6. Les épactes, ainsi nommées d’un mot grec qui signifie surajouter,indiquent le nombre de jours qu’on ajoute à l’année lunaire qui n’est quede 354 jours environ, pour l’égaler à l’année civile, composée de 365; cenombre, qui le plus souvent est de 11 jours, est l’épacte de l’année, dont ilmarque l’âge de la lune au 1 er janvier.
«Cette période est loin d’être régulière; elle éprouve une exception dansles années séculaires qui ne sont pas bissextiles; elle peut ainsi devenir 10