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DU-PRINCE SOLTYKOFF.
Mallart, Roger, Marc Girard, Denis Bordier, Louis David, Régnier, Sen-nebier (Paris), Andréas Muller, Noël Cusin (Autun); Isaac Forfart (Sedan );Cuper, à Blois , où résident encore aujourd’hui quelques-uns de ses descen-dants; Jan Jacobs (Haerlem) ; Verner, auteur d’un ouvrage sur l’Horlogerie en 1544 (Augsbourg); Jacques Duduict (Blois); Legrand (Rouen ); Rouhier(Dijon); Pierre Combat (Lyon); Anson, Adams, Greenill, Petlerson (Lon-dres); Weiz, Aller, Sache, Bescbedt (Bruges ), etc. Tous ces noms et beau-coup d’autres ne s’oublieront plus; ils sont gravés sur le cuivre et l’or; ilsbrillent sur quelques-unes des œuvres qui les immortalisent et que l’onconserve précieusement dans les musées et dans les collections particulières.
L’époque de Louis XIII fut le dernier reflet de la renaissance des arts enEurope. La décadence se faisait pressentir en Allemagne , en France et enItalie . L’Angleterre seule, quoique profondément ébranlée par de grandsévénements politiques et par la chute d’une tète royale, n’en continua pasmoins à produire des pièces d’horlogerie comparables, sous bien des rap-ports, à celles du règne d’Élisabeth. Ou voit à Londres , dans plusieurs cabi-nets d’amateurs, des horloges portatives et des montres fabriquées sousCharles I er , qui toutes sont remarquables par l’excellence du mécanisme etpar la richesse des ciselures. Sous le même règne, ou pendant la dictaturede Cromwel, des artistes anglais d’un véritable talent exécutèrent des hor-loges monumentales qui furent placées dans diverses églises de Londres , etdans les cathédrales d’Édimbourg, de Glascow, de Perth, de Dublin , cleDouvres, etc. Le docteur Ilélein cite particulièrement l’horloge de Saint-Dunstan , à Londres, et celle de la cathédrale de Cantorbéry .
Les horlogers français de la même époque se bornaient à imiter les ou- ,vrages de leurs devanciers. Cependant, quelques années après la mort ducardinal de Richelieu, des artistes recommandables firent de louables effortspour créer une ère nouvelle à l’horlogerie. Ils inventèrent des outils pré-cieux pour la confection des pièces qui composent les rouages des montreset des horloges grosses ou petites. (On peut voir le détail de ces inventionsdans l’excellent ouvrage de Thiout l’aîné.) La partie purement mécanique del’art s’améliora donc quelque peu sous certains rapports; mais la forme exté-rieure, l’élégance et la pureté du dessin , l'originalité et la vigueur de laciselure et de la gravure, dégénérèrent rapidement. Les grosses horlogeselles-mêmes perdirent de leurs prestiges, on les fit sans automates, lesvieux jacquemarts tombèrent en discrédit, leurs bras de fer rouillés parle temps, se levaient en criant pour frapper les heures. Hélas! ces vété-