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Collection archéologique du Prince Pierre Soltykoff : horlogerie: description et iconographie des instruments horaires du XVIe siècle ; précedée d'un abrégé historique de l'horlogerie au Moyen Âge et pendant la Renaissance suivie de la bibliographie complète de l'art de mesurer le temps depuis l'antiquité jusqu'a nos jours / par Pierre Dubois
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COLLECTION ARCHÉOLOGIQUE DU PRINCE SOLTYKOFF.

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FIGURE 2

La figure 2, sui’ la même planche, offre encore une montre ovale enargent; les couvercles sont en cristal de roche taillé à facettes comme undiamant. Sur le pourtour, sont des rinceaux et des figures fantastiques gra-vées en champ-levé. Le cadran est d’une grande beauté ; le cercle desheures est en relief sur la plaque ovale toute couverte de riches gravures,parmi lesquelles on distingue un enfant monté sur un chien, et portantsur sa tête un casque surmonté d’un panache flottant ; cet enfant porte à lamain une lance dont le fer est dirigé contre un oiseau de proie qui paraîtvouloir bravement se défendre.

Le mouvement d’horlogerie est de l’époque de Henri III , comme celui dela figure 1 1 ' 0 , il est signé du nom de HierosmeGrébauval.

figure 3

La figure 3 représente une tête humaine décharnée ; c’est la chose laplus triste que l’on puisse voir, la plus hideuse peut-être; mais elle al’avantage de rappeler aux hommes que l’existence humaine est courte.Cette tête semble dire à ceux qui la regardent. « Je fus belle autrefois, onaimait à contempler mes traits; mais la vieillesse arriva, je devins laide, etvoilà ce que je suis aujourd’hui : pensez à la vie éternelle. »

Dans les monastères du moyen âge, les religieux plaçaient ce funèbresymbole sur leur prie-dieu et à leur chapelet; souvent même ils le fai-saient broder sur leurs vêtements ou dessiner sur le parchemin de leursmissels.

A l’époque de la Renaissance, les sentiments religieux étaient affaiblis,la vie sacerdotale était devenue mondaine ; on ne bâtissait plus commeautrefois des cathédrales byzantines ou gothiques; le style simple et gran-diose était remplacé par un autre style, toujours beau sans doute, maiscoquet, maniéré, et par cela même peu convenable pour le recueillement etla prière. Cependant, la tête de mort était encore de mode dans les cloîtreset dans les églises; les sculpteurs et les imagiers la reproduisaient en bois,en pierre, en métal et en peinture. Celle que l’on voit dans la figure 3 esten cristal de roche; sa cavité est remplie par un mouvement de montretrès-finement exécuté; le cadran est un disque d’argent autour duquel courtune broderie en cuivre doré et ciselé. La gravure en champ-levé qui