PLANCHE VI
FIGURE 1
Cette montre est de l’époque de François I er , c’était alors l’enfance de l’art ;la fusée et les cordes de boyau n’étaient pas encore adaptées aux montreset petites horloges; le barillet, au lieu d’être mobile sur ses pivots, était fixépar des vis sur la platine, et le ressort spiral en acier qu’il renfermait,agissait seul sur la roue motrice (la première roue du rouage); le balanciern’avait pas encore pris la forme circulaire, c’était un simple barreau decuivre ou d’acier portant à chaque extrémité un petit disque comme on levoit en A, fig. 3. Froissart , dans son poëme intitulé : l’Horloge amoureuse(voy. page 20), nomme cette pièce Foliot. Ce ne fut que vers le milieu durègne de Henri II que l’on substitua au véritable balancier la roue plate etnon dentée qui vibre sous le coq; celui-ci fut lui-même modifié dans sesprincipes : on le découpa à jour, comme on le voit en B dans la figure 5,et l’on ne tarda pas à remarquer que cette pièce était un gracieux orne-ment; on lui conserva cette forme jusqu’au commencement du règne deLouis NIV. Revenons à la montre (fig. I"). Elle est ronde comme unetabatière, et s’ouvre au-dessus et au-dessous. Le .couvercle supérieur est àjour et se compose de deux couronnes sculptées dont l’une, la plus petite,est enlacée dans des ornements gravés. Le centre est occupé par une jolierosace habilement gravée en champ-levé. Les jours ménagés entre lesdeux couronnes permettent de voir l’aiguille et les heures indiquées surle cadran, lequel est couvert d’arabesques ciselées. Le corps de la boîte estfort riche : on a sculpté autour de son anneau des chiens de chasse etplusieurs autres animaux courant parmi les fleurs et les rinceaux, et