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De la manière de les connaître et de les régler, par Sully. Dupuis, 17.17,in-8.
Dans le traité préliminaire Sully parle de la construction des horloges et des montresen général; il explique de quelle manière les roues agissent les unes sur les autres; et ildonne le moyen de supputer les tours et révolutions des roues.
Il marque les différents degrés de l'horlogerie. Elle a été d’abord fort grossière, ensuiteon a fait d’assez petites horloges pour être portées dans la poche, et dont le principe dumouvement était un ressort qui agissait fort inégalement. Cette inégalité de force a étécorrigée par l’invention de la fusée et de la corde à hoyau ou chaîne d’acier, pouréviter les changements de 1 intempérie de l’air. Enfin la plus grande perfection desmontres est l’invention du ressort spiral, qui rectifie l’inégalité du mouvement du balan-cier, et lui donne presque la régularité du pendule.
Chapitre premier. Des différentes espèces d horloges et de montres, et quels degrésd exactitude on doit attendre de chacune de ces espèces en particulier, selon la naturede leur construction.
11 distingue trois sortes de puissance dans les horloges :
La première est la puissance motrice qui est le poids ou le ressort, lequel est le prin-cipe du mouvement.
La seconde est la puissance propagative, soit les roues et les pignons qui conti-nuent le mouvement.
La troisième est la puissance réglante, qui est le pendule lequel règle le mouvementdans les horloges, et le rend égal et uniforme; et dans les montres, c’est le petit ressort-spiral qui donne la régularité au balancier.
Chapitre deuxième. Des raisons, tant physiques que mécaniques, pourquoi les montresde poche ne peuvent pas aller aussi régulièrement que les pendules.
La principale cause est que le poids d’une horloge à pendule est suspendu sur uncorps cylindrique qui est très-facile à faire, et au contraire la force du ressort dans unemontre est appliquée, par le moyen de la chaîne, à un cône qu’on appelle fusée, qu’ilest très-difficile de faire bien justement. Les montres faites sans fusée ne peuvent êtrejustes. Une autre cause est le changement continuel qui arrive dans l’air.
Chapitre troisième-. De la division naturelle et artificielle du temps.
La division naturelle est de diviser l’année en 365 jours, lesquels ne sont pas tout àfait égaux entre eux, puisque les vingt-quatre heures d’un jour dans les solstices sontplus longues que dans les équinoxes.
La division artificielle est de diviser les 363 jours en autant de parties parfaitementégales, c’est ce que l’on appelle jours de moyen mouvement, et dans la première cesont des jours de mouvement apparent, ou du vrai mouvement.
Chapitre quatrième. Du mouvement apparent et du moyen de le trouver. Le meil-eur moyen de le trouver est de se servir d’un bon cadran solaire horizontal bien posé,et de l’obseiver à midi.
Chapitre cinquième. Du temps égal et de la manière de le trouver.
Il faut choisir une étoile et observer au juste le moment auquel elle se cachera der-