Des Précipités métalliques. 399reìlle quantité du même acide, & après celaqu’orv y ajoute la même mesure d’alkali caus-tique, on verra qu’il n’y aura point d’augmen-tation de chaleur, ou qu’elle sera sensiblementmoindre que la première. II y a donc une cer-taine portion de cette matière qui est reprise& enchaînée sur-le-champ ; c’est pour cela queles couleurs des précipités font communémentplus obscures, & que l’alkali volatil, dégagédu sel ammoniac par ces précipités, reçoit laportion de cette matière, qui leur étoit unie.
On fera surpris que M. Bergman ne fasse pasétat de l’abforption de l’air vital, comme cause de l’aug-mtntation de poids par la ca'cination, qui a été démontréepar M. Lavoisier, & qui tient à la théorie générale dela formation des acides , dont les chaux métalliques ferapprochent très-sort; d’aiure part, on seroit embarrasséd’indiquer oh les précipités caustiques pourroient prendrel’air vital, &. les preuves de l’existcnce du calorifiquerestent entieres. Peut-être faur-il admettre, pour la réso-lution complette de ce problème si difficile, que les mé-taux se calcinent dans l’état de la dissolution, en parta-geant Pair vital, principe acidifiant de leurs dissolvait;,en même temps qu’iìs leur cedent une part de leur phlo-gistique ; ce qui n’empêcheroit pas que ces chaux ne re-tinssent encore un peu de calorifique. Je développeraiailleurs ces idées, que je ne puis qu’annoncer ici.
Ce que je viens de dire du plomb s’appliqueaux autres métaux, à la réserve d un petitnombre, comme letain, 1 antimoine, l’or & laplatine, qui ne prennent que peu ou point d’a-cide méphitique.
C ] 11 y a aussi des précipités qui retiennentquelque chose de leur dissolvant . C’est ainsi que dansla précipitation du muriate mercuriel corrosifpar le méphite de soude , le mercure retient une