4oo Dissertation XXIII.portion d'acide muriatique , que seau ne peutlui enlever; mais par l’alkali caustique, on ob-tient un précipité exempt de ce mélange , oudu moins qui en tient peu : ici, comme dansquelques autres cas, l’acide méphitique peut for-mer un sel triple difficilement soluble. La pré-sence de l’acide muriatique íe manifeste aisé-ment en dissolvant d’abord le précipité dans l’a-cide nitreux pur , & y ajoutant de la dissolutionnitreufe d'argent. On voit par-là une autre dif-férence du mercure précipité de l’acide muria-tique , suivant qu’on a employé l’alkali rr.éphi-tisé ou caustique. Le dernier de ces. précipitésbien lavé & jeté dans 1 alkali volatil , ne changepresque pas de couleur; le premier blanchit enformant une efpece de sel alembroth, mais oìil’acide muriatique est en si petite quantité, quel’eau le dissout très-difficilement.
Les chaux qui retiennent un peu du dissolvant,en donnent communément des marques à la dis-tillation par une portion de íublimé. Le préci-pité mercuriel,,dont je viens de parler, fe ré-duit à un feu suffisant, partie en mercure, partieen muriate mercuriel doux, au moyen de l'a-cide muriatique qu’il contient. Ce sel mercurieln’existoit pas dans le précipité, puisque, dansce cas, il auroit été séparé par les acides, quine l’attaquent pas, & qu’il auroit été noirci parl’alkali caustique; ni l’un, ni l’autre n’est arrivé ;il s’est donc formé pendant la distillation.
D] La nature du pruffite de potasse n’est pasencore bien connue ; mais il fe comporte commeun acide chargé de beaucoup de phlogistique,avec les alkalis, les terres & les chaux métal-liques,