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Tome premier.
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*> quels il n’est dérogé par le présent Edit, continueront d‘être gardés Sc» observés suivant leur forme & teneur , Sec. --

Cet Edit a été adressé à la Cour des Monnoies de Lyon , Sc par elle regis-tre le 51 Décembre 1760.

AFFOIBLIR la Monnoie , c’est la rendre de moindre valeur,

11 y a plusieurs moyens d’affoiblir lá Monnoie.i°. En diminuant le poids ou lá bonté de la matière,a°. En augmentant le prix de l’espece.

}°. En changeant la proportion des métaux.

4 0 . En chargeant les especes d’une forte traite, laquelle ne devroit êtreque suffisante pour payer les frais de fabrication,

5 0 . En augmentant les remèdes de poids & de loi.

6°. En faisant fabriquer une si grande quantité de bas billon 8 c de cui-vre , hors de la proportion observée entre l’or Sc Fargent, que ces especes , quiîle font faites que pour payer les menues denrées, entrent dans le grandCommerce, Sc soient reçues en nombre au lieu des bonnes especes dor SC«Fargent.

L’aífoiblissement des Monnoies fut très fréquent, particulièrement sou?les Rois dè la troisième race í dès que ces Rois manquoient d’argent, ilsaffoiblissoient leurs Monnoies pour subvenir à leurs besoins & à ceux de1 ,-Etat. II n’y avoir alors ni Aydes, ni Tailles.

• Charles VI, dans une de ses Ordonnances , déclaré qu il est obligé das--Foihlir ses Monnoies pour résister à notre adversaire d’Angleterre , & obvier àJà damnable entreprife . . . . . . , attendu qu’à préjent nous ríavons au-cun autre revenu de notre Domaine dont nous nous puisions aider .

On lit dans fabrégéde Fhistoire de Charles VI, ensuite de celle de Ju-vénal des Ursins, un portrait très fidele des maux que causa FaffojMissementdes Monnoies fous Charles VI : nous le rapporterons ici mot á mot poufdonner une idée de ces maux toujours inséparables de FaffoibUssetnent desMonnoies.

■** Depuis Fan 1415- , que la bataille d’Azincouct se donna , il y eut eifc» France de grandes tribulations Sc pertes pour le sujet des Monnoies St-« Couronnes , qui ayant au commencement été forgées pour dix huit fols

* Feulement, commencerent insensiblement à monter à dix-neuf & vingtsols , depuis toujours à montant petit à petit jusques à neuf francs , avantque cette excessive valeur fut réglée. Pareillement toute autre Monnoie

» monta avt prorata ,, chacune á fa quantité. II courait lors une Mon-j? noie qu op nomtnoit Fleurettes ou Fleurettes, qui valoir dix-huit deniers ïmais eníìn e.les furent remises- à deux deniers , purs on les défendu tom-s^faìt, tellement qg elles n eurent plus de cours. Pour ce , il y eur plusieurs*