Argenter surl T er.
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est anéanti, on répandu dans les entrailles de la terre , d’oû les focs de noscharues font sortir de tems en tems un Antonin . un Othon, ou l’eífigieprécieuse de quelqu’autre Empereur.
Les Rois ont toujours défendu , soys des punitions corporelles êc confis-cations, à quelque personne que ce fût, d’acheter de l’argent monnoyé, soitau coin de France,ou autre, pour le déformer, altérer , refondre, ou re-charger ; l’argent monnoyé ne paie point de droits d’entrée, mais on nepeut le faire sortir sans permiíììon.
ARGENT BLANC se dit de toute monnoie fabriquée de ce métal. No-tre argent blanc aujourd’hui consiste en écus de six livres , en demi écus va-'lans trois livres, cinquièmes d’écus, valant vingt-quatre fols, dixiemes d’é-cus, valans douze fols , & vingtièmes d’écus, valant six fols.
ARGENT DE PERMISSION , on nomme ainsi dans la plupart des Villesdes Pays-Bas François ou Autrichiens, ce qu’on nomme ailleurs argent dechange. Cet argent est différent de l’argent courant, les cent florins de per-mission valant cent huit florins & un tiers courant. II en est de même deslivres de gros.
ARGENTER , c’est appliquer & fixer des feuilles d’argent fur des ouvra-ges en set, en cuivre, ou autres métaux, en bois, en pierres , en écailles,fur la toile , fur le papier , &c. pour faire paroître ces ouvrages en tout, ouen partie , comme fils étoient d’argent.
L’argenture fur les métaux différé totalement de 1 argenture fur les au-tres matières : on fait usage du feu pour argenter les métaux; & pour lesautres maniérés d’argenter, on fe sert seulement de quelques matières glu-tineufes qui prennent fur les feuilles d’argent & fur les pieces qu’on veutargenter,
Nota, On ne parlera ici que de la Eicon d’argenter les métaux , les autresmatières n etant point de l’objet de cet ouvrage.
Pour argenter fur fer , ou fur cuivre , il y a plusieurs opérations. ,
La premiers, c’est à’émorfiler : on entend par ce terme , enlever le mor-fil, ou les vives - arêtes d’un ouvrage qui a été fait autour , ce qui s’exécuteavec des pierres à polir, & par les apprenrifs.
La seconde, c’est de recuire : quand les pieces font bien émorsilées , lesrecuire , c’est les faire rougir dans le feu, pour les plonger , après qu’ellesfont un peu refroidies dans de Peau seconde , où on les laisse séjourner unpeu de tems.
La troisième , c’est de les ponces : les poncer, c’est après qu’elles ont étérecuites, les éclaircir en les frottant à l’eau avec une pierre de ponce.
La quatrième consiste à faire rechausser médiocrement la piece éclairpie,& la replonger dans l’eau seconde. Elle sera chaude au dégré suffisant pour
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