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Tome premier.
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Les Ordonnances de 1549, 1554, & 1586 veulent», que les Gardes„ pèsent les especes piece à piece au trébucher, avant qiìe d en faire la déli-*» vrance au Maître, pour examiner íî elles font de recours de la piece» au marc.

» Que les Gardes rebutent 8 c cizaillent les especes qu ils trouveront trop» fortes , ou trop foibles , ou mal monnoyées ; & fassent refondre celles qui» font trop fortes , ou rrop foibles, aux dépens des Ouvriers, & celles qui» font mal monnoyées aux dépens des Monnoyers.

Les peines établies par ces Ordonnances contre les Gardes qui passeronten délivrance aucunes especes qui ne seront de poids 8 c loi, & recnedesoctroyés par les Ordonnances , font de punition corporelle ÔC privation dcleur état : s’ils passent aucune espece qui ne soit bien ouvrée , monnoyée 8 cde bonne rotondité , assiette òc imprestïon, 8 c sur lesquelles les lettres & ca-ractères , cordons 8 c différens ne seront bien apparens, les peines íont d'a-mende arbitraire, de suspension & de privation de leur état.

» 11 est dit par les mêmes Ordonnances que des quatre peuiíles. coupes» par l’Essayeur , il en laisse une aux Gardes & une au Maître , & qu’il se» charge des deux autres, savoir une pour garder, 8 c l’autre pour lui servir•* à faire fessai requis,.

» Que chacune des trois peuiíles soit enclose dans un papier ou parche-», nain ; que celle des Gardes soit cachetée par 1 Essayeur, & le Directeur ;

» celle de l’Essayeur par les Gardes & le Directeur , 8 c celle du Directeur», par les Gardes & l’Eíîayeur: que íiir chacune des peuiíles encloses en pa-» pieu ou parchemin , il soir écrit ce que la délivrance contiendra en quan-» tiré, poids & loi, & le jour de la délivrance : que ces trois peuiíles soienr« conservées en cet état pour les représenter fi besoin est , & que par la Cour» des Monnoies , il soit ainsi ordonné en procédant au jugement des boîtes j,» 8 c que ces peuiíles soient gardées jusqu’à ce que par mandement exprès» de la Cour après le jugement des boîtes, il leur soit permis de les ouvrir.

Ces formalités ont été ainsi ordonnées pour avoir recours à ces peuiíles ,au cas que les deniers des boîtes & les registres des délivrances soient égarés,ou perdus.

Quand l’Essayeur a fait l’essai requispar les Ordonnances, il en doit faireson rapport aux Gardes, Sc si la peuille ne s’est pas trouvée au titre, ies mê-mes Ordonnances défendent expressément aux Gardes de s es passer en déli-vrance , celle de 15+9, Article V porte, » que les Maures , Gardes,, 8 c Es-" sayeurs seront respectivement privés de leur état & ofsices , qu’il sera pro-** cédé contr’eux par mulctes Lc amendes tant pécuniaires que corporelles.

Si la peuille est rapportée au titre de l’Ordonnance, en ce cas les Juges-Oardes pèsent les çspCCSS tant d or que d’argent en trois marcs, dont ils dres-Tome //, R r r