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Tome premier.
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FA Y F E R ;o;

Les autres articles de l’Edit concernent les especes décriées, voyez-en lesdispositions au mot Especes decriées.

FÂYOLE, monnoie de compte dont on se sert au Japon.

Ou évalue lefayole tantôt sur le pied de la pistole de France, c’est-à-dire,à dix livres, tantôt à douze livres dix fols ; peut-être cette différence vienc-elle de ce que la premiere évaluation est faite fur la livre de France qui ne vautque ro fols, & la seconde sur la livre ou florin de Hollande qui vautz liv. z s. 9 den.

FELIN, petit poids dont fe servent les Orfèvres &:les Monnoyeurs. Cepoids pefefept grains & un cinquième de grain. Les deux félins font la mail-le , le marc est composé de 640 félins , & l’once de 80 félins.

. FELOURS , monnoie de cuivre qui fe frappe à Maroc j cest une efpecede gros double comme ceux de France : il en faut huit pour faire une blan-quille, menue monnoie d’argent qui fe fabrique dans la même Ville, & quivaut deux fols , six deniers de France.

FEN 1 N , petite monnoie de compte qui est en usage pour tenir les livresà Naumbourg Ville Episcopale d’AIIemagne : c’est auflì une efpece courantede cuivre. L un &l’autre fenin vaut deux deniers & demi de France : il enfaut douze pour le gros & vingt-quatre gros pour la rixdalle prise fur le piedde Fécu de France de soixante fols.

FFR , métal dur & sec , difficile à fondre , mais ductile , composé d un Boizatd,íel, d’un soufre òc d’une terre , mal digérés & mal unis : ses parties ont de 1 7 í-petites branches plus greffes & plus roides que celles des autres métaux quoi-qu en moindre quantité, pourquoi Ji obéit difficilement au marteau fansl’aide du feu , & on ne le lond qu avec peine: cependant le fer est un desmétaux le moins pesant, parceque les branches de ses parties erant fort éloi-gnées les unes des autres, il estd’autant plus poreux ÔC spongieux, & parconséquent plus facile à être pénétré par les eaux-fortes & par la rouille.

La matière d’oà fe tire le fer , ou plutôt la mine de fer, fe trouve dans lesmines, à différentes profondeurs , & est de diverses figures.

Pour fondre ce métal, après qu'on a amaffé la quantité de matière qu’onveut fondre, & qu’elle a été bien lavée pour en séparer la terre, on la metdans de grands fourneaux avec du charbon qu’on couvre de gastine, efpece deminéral ou terre particulière qui se trouve mêlée avec la mine de fer. Aprèsque le feu a été mis au charbon , on le rend de plus vif en plus vif en Fex-citant par le moyen de plusieurs gros soufflets.

Quand la mine est fondue & bien écumée, on la fait couler par un trouréservé exprès à savant du fourneau d’où sortant avec rapidité, & commeun torrent de feu, elle tombe dans les moules diversement préparés suivantU diversité des ouvrages qu’on veut fondre.

Tome I,

S f f