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Tome premier.
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» leur forme Sc teneur ; Sc ce Faisant, seront les Fondeurs Sc autres qui« emploient les matières d’or & d’argent, tenus de faire leurs ouvrages au« titre, & dans les remedes portés par les Ordonnances.

I/Arrêtde la Cour des Monnoies du z i Mai 1704, » défend aux Mai-». tres Orfèvres & autres de donner aucunes matières d’or & d’argenr aux» Maîtres Fondeurs, Sc aux Fondeurs de les recevoir , qu’en masie Sc en» lingot , qui fera marqué da poinçon desdits Fondeurs ou autres, laquelle» marque lesdits fondeurs feront tenus de conserver pendant dix jours,». pour erre représentée en cas de saisies , à peine de confiscation desditesm matières d’or Sc d’argent & de cinquante livres d’amende.

Celui de la même Cour du 11 Mars 1730 , condamne un Maître Fondeuren l’amende pour avoir fondu â heure indue ; fait défenses aux Maîtres Fon-deurs & autres fondans des matières d’or Sc d’argent, de fondre nuitammentà peine de trois cens livres d’amende.

Les outils Sc instrumens dont fe fervent les Fondeurs des menus ouvra-ges , font le couroi ou bâton à courjpyer le fable, la planche de la sabloniere,sur laquelle il se courroie , le coupoir pour le couper ; la sabloniere ou cof-fre à sable, la batte pour le battre quand les moules en font remplis ; letrancher de cuivre ou de fer pour dépouiller l’ouyrage & faire les jets ; desmoules ou châssis à moules, des prestes à vis, des serres, qu presses fans vis,des coins de bois , des creusets avec leurs couvercles ; le mortier aux pelot-tes , le maillet pour les battre , le fourneau, son soufflet, son carreau Sc sonfourgon ; la cuiller aux pelotte? ; des tenailles ou pinces à crochet, des te-nailles communes, des marteaux , des limes , des eizailles 3 un établi , Sc lespetits outils del’établi, comme le tas, la bigorne, l’étauà main , Sc quel-ques autres outils de Serruriers ; un tamis pour tamiser Sc passer le charbon,dont on poudre les moules ayant de les couvrir de sable,

Quoiqu’il ne semble pas , par ce que nous avons dit d’abord des ouvrage?permis aux Fondeurs par leurs Statuts , qu’ils en puistent faire de très consi-dérables , il y a en cependant des Maîtres de çetce Communauté qui fe fontdistingués par la beauté de ceux qui font sortis de leur fonderie : tel a étéfur la fin du dix-septième siecle Pierre le Clerc , Sc depuis ses Enfans quiont sonda pour l’Eglise Métropolitaine , & pour plusieurs autres Eglises deParis Sc des Provinces, des Aigles ou Pupitres, des Lampes, des Taberna-cles , des Croix & des Chandeliers d’un poids Sc d’un destein au-dessus detout cequon avoir vu jusqu alors en çe genre.

Ce n’est pas dans les Fonderies de Paris que se jettent les grands OuvragesJe bronze: les Sculpteurs, ou autres personnes qui les entreprennent,choisissent à leur gré ies Fondeurs ^ soit parmi les François , soit parmi sosEtrangers.