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Proeedè des Fondeurs dans la fonte des menus Ouvrages .■
Le sable que !es Maîtres Fondeurs de Paris emploient pour leur fonte,se prend aux sablonieres de Fontenay à deux lieues de cette Capitale : il est«sabord d’une couleur tirant sur le jaune, fort doux & un peu gras. Lorsqu’iia servi il devient noir à cause du charbon en poudre , dont on se sert pouries moules.
Chaque fois qn’on veut se servir de ce sable , 011 le courroie à plusieursreprises fur une planche large environ d’un pied qui porte fur les bords duneespèce de coffre ou bahut aussi de bois dans lequel ce fable est entériné, 5coù il retombe à mesure qu il est courroyéq ce courroi se fait ayec un bâton ou 'cylindre long de deux pieds , & d’environ detix pouces de diamètre, & un©espece de couteau fait d’une lame d’épée rompue emmanchée de bois par unbout, dont on se sert alternativement en le recoupant avec le couteau, quandil a été plusieurs fois paíïe fous le rouleau.
Tandis qu’un Compagnon courroie le fable, un autre prépare les moulesen plaçant fur Une planche de longueur & de largeur proportionnée à la quan-tité 6c à la forme des ouvrages qu’on veut fondre , les modelés en bois ou enenivre, dont le fable doit recevoir l’empreinte. Aumilieu de la planche, 6edans toute fa longueur, se met une moitié dépérir cylindre de cuivre qui doitfaire le maître jet pour couler le métal, en observant qu il touche d un boutJe bord de la planche , & qu’il aille de l’autre jusqu’au dernier modele quiy est placé.
Au jet du milieu aboutissent auffi plusieurs petits jets de traverse pareil*lement de cuivre pour porter le métal également par-tour.
Lorsque tout est ainsi disposé siuTa planche, on y met un chaffis de boisd’un pouce environ de largeur 5C d’une hauteur convenable d i’élévation desmodelés ; ensuite on couvre légèrement la planche, & les modelés de charbonpulvérisé 5c passé an tamis ,. pour qu’ils se puissent lever pins aisément de«dessus le fable auquel ils s’attâcheroient fans cette précaution, à cause qn’onl’emploie un peu humide : cere poudre mise, on remplit tout le chaffis defable qu’on applatit 5c qu’on presse fortement avec une espece de barre d©bois de figure triangulaire. ,
Ce premier chaffis ainsi fini , on le renverse pour en dépouiller les pieees ,c’est-à-dire , pour les tirer du fable, ce qui-se-fait en les cernant un peu toutau tour avec un petit instrument de fer plat, coupant par un bout qu’on ap-pelle une tranche.
On travaille tout de fuite a la contre-partie du moule dans un chaffis toutsemblable au premier à la réserve qu’ila des chevilles , qui entrant dans des