5*o F O N
trous qui font à l’autre châssis, font, quand ils font joints, qm les cavitésdu models que doit remplir le métal, fe trouvent parfaitement opposéesl une à l’autre.
A mesure que îes châssis font ainsi modelés , ils fe portent au Fondeur qut sayant avec une tranche de cuivre, augmenté dans la contre partie le maîtrejet, & join t aux modelés les jets de traverse dans tous les deux, les foupoudrede folle farine , & les met sécher fur le fourneau.
Quand les deux pieces du moule font suffisamment sèches, elles se joignentpar le moyen des chevilles Sc afin qu’élles me puissent s’écarter parla violencedu métal qui doit y entrer tout enflammé par une ouverture ménagée à l’en-droit du maître jet, on le ferre dans des presses , les unes à vis si les moulesne font pas épais , Sç les autres à coins qui fe nomment des serres, s’ils le fonttrop pour entrer dans les presses à yis.
Les serres font de forts chaffis de bois, qu’on met au bout de chaque mou-le , & dans lesquds òn les maintient aussi unis par le moyen des coins ausside bois , qu’on y chasse avec autant de force qu’il en est besoin , en forte néan-moins que le fable de dedans ne pui-íle en être ébranlé , les moules aussi eiîpreste s’arrangent auprès du fourneau pour être plus à portée de recevoir Itzmétal au sortir dupreuser.
Pendant que ces trois Ouvriers préparent de la forte leurs moules, oramet le métal en fusion dans un.creuíet de terre de dix pouces de hauteur &de quatre de diamètre : le fourneau qui sert à cette fonte est assez semblableen plusieurs de ses parties à la forge des Maréchaux Sc des 'Serruriers : il a ,comme elle, une cheminée au-dessus pour la fumée, un soufflet à un côtépour exciter le feu , & un massif où se metle creuset j c’eft proprement dansd’ufage de ce dernier que consiste toute la différence du fourneau &de la forge.
Au milieu de ce massif, est une cavité quarrée de dix à douze pouces delarge qui perce jufqu’au fonds : elle est partagée en deux par une grijle .defer ,1a partie supérieure sert à mettre le creuset Sc le charbon, l’inférieut.ereçoit les cendres.
Quand le charbon , qui doit être du bois bien sec, est raisonnablementallumé , qn place au milieu le creuset rempli de métal , on le couvre d’uncouvercle aussi de terre ; & pour augmenter l’ardetir du feu qu’on excite parle vent du soufflet, on met encore un carreau de terre sur une partie de iacavité ou est renfermé le creuset.
Lorsque le métal se met en fusion , on remplit le creuset de pelottes dscuivre battues dans un mortier ; Lc pour les y mettre, on fe fer r d’une efpecede cuiller de fer à long manche, faite par le bout en forme de cylindre creuxélont Fextrêmitéest ouverte pour que la pelotte en coule plus aisément.
Loísque la fusioo est en état, le Fondeur qui est le troisième des Ouvriers
donî