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Tome second.
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Le Blanc,pag.jï.

341 OFF ONC OOR OR F

Parmi les Monnoieurs 8c les Marchands Orfèvres la division de Fonce sefait en vingt estelins

L’estelin en deux mailles.

La maille en deux félins.

Le félin en sept grains 6c f de grain.

Lorsque les François sc raidirent dans les Gaules, les Romains railloient soi-xante-douze sols dans une livre d’or, c’est à-dire, que soixante-douze sols d’orpesaient une livre, chaque fol pesoit quatre-vingt-seize grains, puisqu'il yen avoir six à Fonce j mais ces onces n’étoient pas égales à celles de notre poidsde marc j elles croient plus foibles d’un neuvième, de forte que les douze oncesdont étoit composée la livre Romaine, n’en pesoient que dix 8c deux tiers desnôtres j c’est pourquoi les fols d’or des derniers Empereurs Romains qui nousrestent entiers, ne pèsent qu’environ quatre-vingt-cinq grains un tiers du poidsde marc.

ONCE est auslî une Monnoie imaginaire ou de compte, dont on se sert enSicile, particulièrement à Messine 6c à Païenne, pour évaluer les changes, 8cpour tenir les écritures 6c livres de commerce. L’once y vaut 30 tarins ou 69carlins, ou 600 grains. Le tarin vaut 20 grains, 6c le grain six piccolis.

OORT Danois , Monnoie d’argent du Dannemarck, qui vaut un marc 6cdemi Danois, 6c environ 25 fols de France.

ORFEVRERIE. On entend par ce mot toutes sortes d’ouvrages d’or 6cd’argent travaillés ou fabriqués par les Orfèvres.

L’opulence 6c le luxe, qui en est la fuite, ont donné naissance à f Orfè-vrerie. Le faste 6c la moleste ont contribué à perfectionner cet art. L'énumé-ration de tous les faits, qui prouvent combien les ouvrages d’Orfévrerie croientcommuns dans les premiers siècles, engageroir dans des détails infinis. Voiciquelques traits propres à frire connoître quels ont été les progrès de FOrfé-vrerìe dans les premiers rems, 6c à donner Viciée du point de perfection oùcet Art étoit parvenu alors dans FÉgypte 6c dans l’Asie.

L'Ecriture nous apprend que les Israélites, au moment quhls sortirent deFÉgypte, empruntèrent une grande quantité de vases d’or 6c d’argent desÉgyptiens. On juge de-là que l’Orfévrerie devoir être fort cultivée chez cespeuples. Au témoignage de Moyse on peut joindre celui d’Homère : ce Poètefait mention dans l’Odissée de plusieurs pré sens que Menélas avoir reçus enÉgypte. Ils consistoient dans différons ouvrages d’Orfévrerie, dont le goût & letravail supposent assez d’adresse 6c d’intelligence. Le Roi de Thèbes donna àMénélas deux grandes cuves d’argent 8c deux beaux trépieds d’or. Alcandre,Odyss. Iib. femme de ce Monarque, sir présent à Hélène dune quenouille d’or, 6c d’une

4. f. 125, magnifique corbeille d’argent, dont les bords croient d’un or très-fin 8c fort

itc.

Orig. desArts Sc desSciences.

Ixod. chap.

n.f. )}•