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travaille. Cette union, ce mélange de l’or Sc de l’argcnt, sont dignes de re-marque. L’art de souder ces métaux dépend d’un assez grand nombre de con-noissances ; c’est une preuve que les Égyptiens étoient versés depuis quelqueteins dans l’usage de travailler les métaux j on apperçoit dans le dessein decette corbeille une forte de goût Sc un genre de recherches particulier.
On doit rapporter aulíì à l’Égypte cette grande quantité de bijoux dont lesHébreux étoient pourvus dans le désert ; il est dit qu’ils offrirent pour la fa-brique des ouvrages destinés au Service Divin, leurs bracelets, leurs pendans ^ XOt J- diapïd’oreilles, leurs bagues, leurs agraphes, fans compter les vases dor Sc d’argent. 5 ^iv.Moyfe fit fondre tous ces bijoux Sc les convertit en différens ouvrages propresau Culte Divin. La plupart de ces Ouvrages étoient d’or, Sc dans leur nom-bre il y avoir des pièces d’une grande exécution Sc d’un travail fort recherché :il regnoit une couronne d’or tout autour de l’Arche d’alliance : la table despains de proposition étoit ornée d’une bordure d’or à jour Sc sculptée : la des-cription que fait l’Écriture-Sainte du chandelier à sept branches présente l'idésd’un dessein très-ingénieux Sc rrès-composé ; ce morceau, considérable parlui-mème, étoit d’un or très-pur battu au marteau , Sec.
A l’égard de l’Asie, l’Orfévrerie y étoit alors austl cultivée que dans l’É-gypte ; l’Histoire Profane fournit assez de témoignages qui prouvent que plu-sieurs Peuples de l’Asie avoient fait de grands progrès dans la Gravure, dans la jj iac j j- vCi ze 1 ure, Sc généralement dans tout ce qui concerne le travail des métaux: f. 19. liv.la plíìpart des Ouvrages vantés par Homère venoient de l’Asie ; on y remarque odifniv^Vdes armures, des vases d’un dessein fort élégant Sc d’un goût très-agréable. f. 6 1 5.
Hérodote parle avec grand éloge de la richesse Sc de la magnificence dutrône fur lequel Midas rendoit la Justice ; ce Prince en avoir fait présent auTemple de Delphes. Quoiqu’Hérodote ne nous ait pas laissé la description dece trône, il assure que cet ouvrage méritok d’ètre vu, ce qui fait conjecturerque le travail en étoit fort recherché.
Enfin Homère donne en général aux nations de T Asie des armes beaucoupplus ornées Sc beaucoup plus riches qu’aux Grecs; celles de Glaucus 3c deplusieurs autres Chefs de Tannée Troyenne étoient d’or. L'attention d’Homère H'á liv. 6 .à relever ces circonstances prouve non-feulement l’opulence Sc le luxe des A fia-tiques ; mais encore la grande connoissance que ces peuples avoient alors del’Orfévrerie Sc des Arts qui y ont rapport.
L’Orfévrerie continua d’être cultivée fous les Empereurs de Constantinople ;mais après que ’les Sarrazins fe furent répandus dans cet Empire, les beauxArts fuirent devant ces barbares , parcoururent la terre, Sc fe réfugièrent dansplusieurs contrées de l’Europe. Voyez Orfèvres, où les Ordonnances ScRéglemens concernant l’Orfévrerie font rapportés, notamment l’Arrct duConseil du z z Février 1751, Tir. XI. Ait. VL