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Comptes, Domains, Aides & Finances de notre Comté de Bourgogne» établie à Dole, que ces présentes ils ayent à faire lire, publier Sc enregistrer,
" &c. Donné à Versailles nu mois d’Avril 1705. »
Lû, publié & registre en l’Audience de la Cour de Parlement à Besançonle 14 Mai 1705.
ORFEVRE, Artisan & Marchand, qui fabrique, qui vend Sc achete toutesorte de vaisselle Sc matières d’or & d’argent. •
Ce terme d’Orfévre est tiré des mots d’or & sevré, ancien mot Françoisimité du latin aufi fuier, comme qui diroit Artisan en or.
On y ajoute le mot de Joaillier, de ce qu’ils ont seuls le droit d’employeçles pierres précieuses Sc les perles fur les ouvrages d’Orfévrerie ; on litdans un Edit du Roi Jean , du mois d’Août 1355, plusieurs articles qui prés- Edit du Roicriventdans un grand détail la maniéré dont les Orfèvres de Paris doivent se JcanenA-oûtcomporter dans le travail Sc Pemploi de la pierrerie, pour éviter les fraudes 13îî 'qui poiivoient se glisser dans le Commerce de ces Marchandises qu’ils faisoienrconcurremment avec les Marchands Merciers.
Ce nom d’Orfcvres-Joailliers leur a clé confirme dans presque toutes lesOrdonnances & Réglemens, tant anciens que nouveaux.
Dans l’Edit de François I. donné à Fontainebleau en Septembre 1543 , ilest dit, Article X. » Permettons auxdits Orfèvres & Joailliers pouvoir beso--- gner à tous titres au-dessus de 11 karats ; » ce qui ne pour convenir aux Mar-chands Merciers, auxquels il n’a jamais été permis de travailler d’Orfévrerie.
Henri II. dans l’Edit donné à Fontainebleau en Mars 1554, Article X. leurdonne le même titre. » Lest lits Orfèvres Sc Joailliers seront responsables en« leurs noms de tous les ouvrages qu’ils vendront, Sec.
Dans le Règlement du 30 Décembre 1679, ils font appelles Mûries &Marchands Orfcvres-Joailliers, Scc.
CharlesVI.parLettres-Patentesde Fan 1407, les qualifia d’Orfévres-Chan-geurs 3 ils ont joui de ce titre jufqu’au régné de Charles VIII.
Les Orfèvres forment le sixième Corps des Marchands de Paris, qui de leurnom, se nomme corps de FOrfcvrerie.
Dès le terns de Philippede-Bel, & fous les regnes fui vans, les Orfèvresde Paris étoient soumis à l'autorité des Officiers préposés pour avoir la con-noilsance & la jurisdiction des Monnoies. Ces Rois ayant interdit la libertéd’affiner les matières, & celle de fabriquer pendant certains rems des ouvragesd’or & d’argent au-deíïus cl’un poids limite, fans en avoir préalablement ob-tenu des permissions expresses, voulurent que les Orfèvres s’adressaifent à cesOfficiers pour les obtenir ; tels ont été les premiers dégrés d’inspection & dejurisdiction sur l’état d’Orfévrerie à Paris de la part des Officiers des Mon-noies j dans ces tems où n’ayant point encore de siège qui leur sûr propre Sc