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Tome second.
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1 c01î ÇiU le plus beau plan pour les rétablir, plan qui auroit fait l'admirationde 1 Europe entiere & des siécles futurs, si la fougue de la nation Françoiseqit d n'étoitpas maître de retenir, Sí quelques mauvaises manœuvres desvoi- , Manuel

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nns de la France, ne l’euífent porté au-delà de son but & des bornes naturelles. c i ans>

Avec les ressources qu’a toujours un Royaume auflì grand, auflì bien situé que

France , avec celles d’un grand génie, il mouvoir moyen d’acquitter ces det-tes immenses par une opération douce, qui ne donnoit point de secousses àta Nation, qui ne ruinoit pas le créancier du Roi, & qui devenoit au con-traire une nouvelle source de prospérités pour 1 Etat.

En supposant qu’il y a pour la valeur de deux mille millions de richessesdans toute la France, il ne s’agissoit que de trouver un moyen d’augmenter cefonds général, répandu dans toute la Nation d’une valeur quelconque, cgale àta valeur numéraire ou à la somme des dettes, Sc d’acquitter ces dettes avecce nouveau fonds qui, quoiqu’idéal d’abord, devenoit ensuite un surplus derichesses pour la Nation ; ou, ce qui eft la même chose , il falloir inventer unobjet de Finance qui put obtenir assez de crédit, assez de confiance de la partdu Public, pour que celui-ci voulut convertir en capitaux les sommes qu’ilavoit a prétendre , Sc les placer dans ces nouveaux fonds ; mais asin que cenouveau fonds ne devînt pas un nouveau fardeau pour l'Etat par le payementdes intérêts , il étoit nécessaire que ce nouvel objet de Finance sur quoi ilétoitfondé, portât sur quelque chose qui pût rendre au moins le produit de ces in-terets. M. Law trouva tout cela dans son fy sic me , Sc le trouva d’une manié-ré qui portoit un triple avantage au Royaume ; premierement par l’augmen-tauon de la richesse generale répandue dans le Royaume : secondement patl’augmentation du commerce de l’Asie & de l'Áfrique : troisièmement, parl’acquit même des dettes qui alsuroit à chaque créancier de l’Etat ce qu’ilavoit couru risque de perdre, Sc ce qui auroit entraîné sa ruine.

Le commerce de la France pour les trois autres parties du monde languissenta la mort de Louis XIV. Le commerce Maritime en général n’y étoit pas bienconsidérable , la banque ne subsifloic point ; c’est ainsi que Law trouva leRoyaume, Sc la découverte de cette imperfection suffisoit à ce grand calcu-lateur politique pour concevoir le projet de l’acqnit des dettes publiques. IIfonda tout son système sur l’augmentation du commerce, Sc c’étoit le meil-leur fondement qu’on pouvoir lui donner. Il commença par inspirer auxFrau-

8C íït abjuration dans l’Eglifc des Récolcts de la Ville de Melun , Diocèse Jc Sens , aumois de Deccmbrc 1719 , entre les mains de P Abbé Tendit, depuis Cardinal £c Archevêquede Lyon. Law fut fait Contrôleur-général des Finances au mois de Janvier suivant; ilquitta cette charge des le mois de Juin , Sc sortit brusquement dc Paiis lc ij DécembreìyiO , Lc mourut a Munick dans une fortune très-médiocre en...... II a laissé un garçon

mort en 1734 , Cornette dans Je Régiment du Prince d'Orangc-Frisc, 8c une fille élevée àParis.