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Tome second.
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de quatre onces cínq gros deux deniers ; déchet qui ne passe pas ordinai-rement quatre onces. Les déchets des deux autres lingots furent à peu prèsles mêmes.

Chacun des quatre lingots étant divisé en trois bâtons, il en fut pris auhazard un de chaque lingot ; les huit autres furent remis à ceux qui avoientpns les lingots pour leur compte.

II restoit donc à faire éprouver par les Tireurs d’or deux bâtons pour do-rnte j i’un à onze deniers dix-neuf grains , dit bâton d'affinage, l’autre à onzedeniers dix huit grains, nommé bâton au salpêtre , & deux bâtons pour trait blanc■a onze deniers vingt grains , l’un coupé dans le lingot d'affinage , l’autre ditbâton d'épreuve. Ils furent portés dans l’attelier de l’argue d u Roi, où les ba-rons pour dorure furent dévalisés une seconde fois, c’eít-à-dire , par quatre trousd’une grosse filière successivement moindres de diamètre.

Les filières de cet atrelier qui est une longue galerie , font retenues fur unlong banc à tirer fort solide par deux grosses pièces de bois scellées verti-calement en terre, 8c contenues dans cette situation par une grosse poutrecouchée a terre, qui leur sert d’arc boutant ; un cable arrêté fur deux che-villes de bois qui traversent en croix l'arbre vertical d’un cabestan, & qui aune boucle à son autre extrémité, s’accroche dans les branches recourbéesd’une grosse tenaille à dents alternes , qui saisit ce quia été nomme ci-devantla pointe du bâton,

L arbre d u cabestan traverse un plancher supérieur sur lequel sont les huithommes qui le font tourner , en poussant un pareil nombre de bras : les trousdes filières font fraises en entonnoir du côté par lequel on fait entrer la pointequi doit être prise par la «tenaille , & cette tenaille tirée par le cable qui seroule sur l’arbre, force le bâton de passer en Rallongeant par les trous de lafilière.

soutes les filières , tant celles de l’argue , qui ont sept à huit lignes d’épais-seur, que celles des Tireurs d’or, font d’acier fondu & ensuite forgé.

11 y a dans les filières qui fervent au dévalisage , des nous mal percés quiforcent le bâton de sortir courbe , & dans une autre filière du même attelier,un trou mal arrondi qui fait au bâton , lorfqu’il est réduit en baguette, une raielongitudinale un peu trop profonde pour être tolérée.

Les deux bâtons à dorer, ayant été dévalisés pour la seconde fois par lesquatre trous de la filière de Targue, furent portés dans le Bureau de la Com-munauté des Tireurs d’or.

Le bâton nommé d'affinage à onze deniers dix neuf grains y fut doté àquarante-deux feuilles. Le bâton au salpêtre qui étoit à onze deniers dix-huitgrains, ne le fut qu'à vingt huit.

Entre les feuillets du livret fourni par le Batteur d’or, on trouve quatorze