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faux avec la foye , à peine de cinq cens livres d’amende pour la premièrefois, Sc d’être déchus de la mahufe en cas de récidive.
Arrêt de la Gourdes Monnoies, du iS Mars 1739, ponant les mêmesdéfenses fous les mêmes peines.
Autre Arrêt de la Cour des Monnoies, du quinze Mars 1758 , qui, con-formément à l’Arrêt de la même Cour du r 6 Janvier 1743 , condamne plu*sieurs Maîtres Rubanniers, pour avoir fabriqué & vendu des rubans de foyepure, mêlés de chnquans d’argent faux.
Autre Arrêt de la même Cour, du zo Janvier 1759 , q U i déclare lessaisies faites par les Jurés Tiífutiers-Rubanniers fur quelques Maîtres de laCommunauté , d’ouvrages de foye, mêlés de lames Sc clinquans d’argent faux,bonnes & valables 3 confisque les ouvrages saisis, Sc les condamne aux peinesy portées ; leur fait défenses , Sc à tous autres , de fabriquer , vendre & dé-biter aucuns ouvrage de foye dans lesquels seront insérés des lames ou clin-quans d’argent taux, conformément à la Déclaration du Roi du z 1 Mai1746.
Voyez au mot Galons cette Déclaration registrée en la Cour des Mon-noies le 18 Juin suivant, portant règlement pour la fabrication des galons ,Sc autres ouvrages d’or & d’argent fin Sc faux 3 Sc au mot Fumigation ,l’Arrêt de la Cour des Monnoies, du 18 Avril 1750 , qui défend de fumerles traits , lames , filés , galons, Sc autres ouvrages d’or & d’argent , &c devendre aucun defdits ouvrages fumés, fous les peines y portées
TITRE , en terme de Monnoies , lignifie particulièrement la qualité deFor ou de l’argent employé à la fabrication des espèces , estimé par rapportà. l’alliage de quelque autre métal dont le Souverain permet le mélange , Scdu remède, ou la diminution permise de même par les Ordonnances3 ainsil’on dit qu’un louis d’or est au titre de vingt-deux karats un quart de karatîle remède , quand il tient de fin vingt un karats trois quarts 3 on dit demême d’un écu , qu’il est au titre de onze deniers Sc deux grains de remède ,quand il a dix deniers vingt-deux grains de lin.
Pour bien entendre ceci, il faut fe rappeller que le titre de l’or s’évaluepar karats, le titre de l’argent par deniers : l’or le plus fin , c’est-à-dire, celuiqui a le moins de mélange d’aucun autre métal , s’appelle de For à vingt-quatre karats, qui est le plus haut titre que l’on ait fixé pour exprimer labonté de For 3 de même l’argent le plus lin s’appelle de l’argent à douze de*-niers; chacun de ces deniers fe divise en vingt-quatre grains, de forte queles douze font deux cens quatre-vingt-huit grains.
Chaque karat fe divise en trente-dcux trente-deuxiémes, de forte que les-vingc-quatre karats contiennent sept cens soixante-huit trente-deuxiémes 3 parconséquent un denier de fin pour l’argent représente deux karats pour l’orc